Ses projets différents. (Ms. JET, réd, i et
6. Retz (tome III, p. 116, éd. Ch.) parle aussi du c mouvement que la sortie de Monsieur le Prince fit dans tous les esprits. 1
7. De rien qui pût avancer. {Ms, H^ réd. i.) — Dans les anciennes éditions : « d'une guerre civile qui pouvoit avancer. »
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dinal. Monsieur le Prince craignoit les suites d^une si grande affaire, et ne pouvoit se résoudre d'embrasser un dessein si vaste*. Il se défioit de ceux qui le poussoient à la guerre, il en craignoit la légèreté, et il jugeoit bien qu'ils ne lui aideroient pas longtemps à en soutenir le poids ^. Il voyoit, d'autre part, que le duc de Bouillon se détachoit sans éclat de ses intérêts'; que M. de Turenne s'étoit déjà expliqué de n'y prendre désormais aucune part ^ ; que le duc de Longueville vouloit demeurer en repos, et étoittrop mal satisfait* de Madame sa femme pour contribuer à une guerre dont il la croyoit la principale cause*. Le maréchal de la Motte s' é toit dégagé
I. **Un si vaste dessein. {Ms, H, réd. i e/ a.) — Retz, dont le témoignage ne peut ôtre ici suspecte, dit de même (tome III, p. 114, ëd. Ch.) que Monsieur le Prince « ne s*étoit pas encore rësola k la guerre civile, à laquelle il est constant qu'il avoit une aversion mortelle. L'on a voulu blâmer son irrésolution, et je crois que Ton en doit plutôt louer le principe ; et je méprise au dernier point rinsolence de ces âmes de boue qui ont osé écrire et imprimer qu'un cœur aussi ferme et aussi éprouvé que celui de César ait été capable, en cette occasion, d'une alarme mal prise. Ces auteurs impertinente et ridicules mériteroient que l'on les fouettât publiquement dans les carrefours. »
9. **La pesanteur. {Mt, ZT, réd, i.) — Rapprochez du passage correspondant de Retz^ tome III, p. 118 et suivantes, éd. Ch.
3. Le duc de Bouillon ne songeait qu'à obtenir sa récompense de Sedan, et les voies violentes ne lui semblaient pas dorénavant les meilleures à suivre.
4. En réalité, Turenne, guéri des intrigues politiques, ne visait plus qu*à une chose, avoir le commandement des armées royales contre l'Espagnol, et il tenait l'œil fixé sur la cour.
5. *• Outre qu'il étoit trop mal satisfait. {Hs. iT, réd. i.)
6. Le duc de Longueville, qui avait pris une part si active à la première Fronde, ne se souciait point de quitter, a près de soixante ans, la grandeur paisible dont il jouissait dans son gouvernement de Normandie, qu'il avait été fort aise de retrouver, pour courir de nouveau les hasards de la guerre civile. En attendant le moment de se donner à la Reine, il employait tous ses efforts à se maintenir en équilibre et sans engagements entre la cour et Condé. Il voulait
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de la parole qu^il avoit donnée de prendre les armes ; et quelle que fût la raison de son changement, il dit qu*il n*avoit plus de prétexte de se plaindre de la cour, puisque le Tellier en étoit chassé, qui 4ui avoit seul attiré la persécution qu'il avoit soufferte * ; et enfin tant de raisons et tant d'exemples auroient sans doute porté Monsieur le Prince à suivre Tinclination qu'il avoit de s'accommoder avec la cour, s'il eût pu se confier à la parole du Girdinal'; mais l'horreur de la prison lui étoit encore trop présente pour s'y exposer sur la foi de ce ministre'.
d'ailleurs rompre la liaison de sa femme arec la Rochefoucauld, et, à rinstigation de Retz et de sa propre fille, Marie d^Orlëans, cpii fut plus tard duchesse de Nemours, il usait de toute son autorité pour la rappeler auprès de lui, comme le va redire notre auteur.
I. Le membre de phrase : « et quelle que fût.... qu'il aroit soufferte », manque dans le ms. H (rëd. i et a) et dans les anciennes éditions. — > Cette persécution était l'emprisonnement qui ayait suivi son échec devant Lérida.
s. S'il eût pu prendre confiance aux paroles du Cardinal. {Mt, H^ réd, 1 et %,)
3. On lit en note dans l'édition de 1804 : c II se trouve ici {dtms le ms. H) une correction fort heureuse, écrite de la main même de l'auteur*. Dans le manuscrit on avait mis : V horreur de la prison lui éioit encore trop présente^ pour s* exposer sur des gages dont sa propre expérience lui avoit si souvent fait connoîlre la valeur; et c'est la version qu'on a suivie dans Timprimé. M. de la Rochefoucauld a substitué par la suite à la dernière phrase (à la fin de la phrase) ces mots bien plus caractéristiques : sur la foi de ce ministre, » — - A cette remarque de l'éditeur de 1804 nous n^ajouterons qu'on mot : ladite leçon, qui forme la seconde rédaction du ms. H, se retrouve, sans rature, dans le manuscrit D, où elle est la première et unique rédaction, ce qui prouve une fois de plus que cette copie, conservée à la Roche-Guyon, contient réellement une version des Mémoires définitive et soigneusement revue par l'auteur.
• Noos n'aToiif pas \e mannscrit de Renonard, et ne pouvons vérifier ton dire par la comparaison avec les autographes de la Roehefooeanld. Dans le mt. U, cette correction est d*nne main ancienne^ de la même que tontes les antres.
* PrésenU, dans le ms. H, est nne oonection; la I09OB prinutÎTe est r^ eemtê»
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D'ailleurs Mme de Longueville, qui étoit tout de nouveau pressée par son mari de l'aller trouver en Normandie, ne pouvoît éviter ce voyage, si le traité de Monsieur le Prince s'achevoit*.
Parmi tant de sentiments contraires, le duc de la Rochefoucauld vouloit tout à la fois garantir Mme de Longueville d'aller à Rouen, et porter Monsieur le Prince à traiter avec la cour*. Les choses étoient néanmoins bien éloignées de cette disposition : Monsieur le Prince, peu d'heures après son arrivée à Saint-Maur, avoit refusé de parler en particulier au maréchal de Gramont, qui étoit venu de la part du Roi lui demander le sujet de son éloignement, le convier de retourner à Paris, et lui promettre toute sûreté. Monsieur le Prince lui répondit * devant tout le monde, que bien que le cardinal Mazarin fût éloigné de la cour, et que MM. Servien, le Tellier, et de Lyonne * se fussent retirés par ordre de la Reine ', l'esprit et les maximes du Cardinal y régnoient encore; et qu'ayant souffert une si rude et si injuste prison, il avoit éprouvé que son innocence ne suf-