Aux eommencements des partis. (Mt. 17, réd. i et
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prendre d'attaquer Saint-Maur, et que cette fonle, mutile et incommode en toute autre rencontre, pouvoit servir en celle-ci et donner quelque réputation aux affaires. Jamais la cour n'a voit été agitée de tant d'intrigues différentes ^ Les pensées de la Reine, comme je Tai dit, se bomoient au retour du Cardinal. Les Frondeurs proposoient celui de M. de Chàteauneuf, et il leur ' étoil nécessaire à beaucoup de desseins; car, étant une fois rétabli, il pouvoit plus facilement traverser sous main ceux du Cardinal, et occuper sa place, s'il venoit à tomber'. Le maréchal de ViUeroy contribuoit, autant qu'il lui étoit possible, à y disposer la Reine ; mais cette affaire, comme toutes les autres, ne pouvoit se résoudre sans le consentement du Cardinal.
Pendant qu'on attendoit ses ordres à la cour sur les choses présentes, Monsieur le Prince balançoit encore sur le parti qu'il de voit prendre, et ne pouvoit se déterminer ni à la paix ni à la guerre. Le duc de la Rochefoucauld, voyant tant d'incertitude, crut se devoir servir de cette conjoncture pour porter Monsieur le Prince à écouter avec plus de facilité des propositions d'accommodement, dont il sembloit que Mme de Longueville essayoit de le détourner. Il eût voulu aussi ^ la pouvoir garantir d'aller en Normandie; et rien ne convenoit mieux à ces deux desseins que de la disposer à s'en aller à Mourond '. Dans cette pensée, il fit voir à Mme
I. ** Partagée de tant de diverses intrigues. (Jfi. iT, réd. i e# a.) — La rëd. i ajoute : ** « qu'elle Tëtoit alors. » 3. Leur n^est pas dans le ms. H (rëd. i et s).
3. Et, s'il Tenoit à tomber, occuper sa place. [Ms, H^ rid, a.)