Augmenta. {Ms. H^ réd, i e/ s*) " ^^ anciennes éditions
MÉMOIRES. [i65i] a83
beaucoup la crainte du Premier Président. Monsieur le Prince dit même quelques paroles piquantes, qui s^adressoient au G)adjuteur; mais il y répondit sans 8^ étonner ^, et osa dire publiquement que ses ennemis ne raccoseroient pas au moins d'avoir manqué à ses promesses, et que peu de personnes se trouvoient aujourd'hui exemptes' de ce reproche, voulant désigner 'par là Monsieur le Prince et lui reprocher tacitement la rupture du mariage de Mlle de Chevreuse, le traité de Noisy>, et Tabandonnement des Frondeurs quand il se réconcilia a^ec le Girdinal ^.
Ces bruits semés dans le monde par les partisans du Coadjuteur, et renouvelés encore avec tant d'audace devant le Parlement assemblé et en présence de Monsieur le Prince, le dévoient trouver sans doute plus sensible à cette injure, qu'il ne le parut alors : il fut maître * de son ressentiment et ne répondit rien au Coadjuteur';
ont aussi 1« singulier, mais, à partir de 1688, elles remplacent et Vaigreur par apte raigreur.
I. Vojez les Mémoires de Retz^ tome III, p. 117, éà, Ch., et ceux de Goj Joli, tome I, p. ai 9.
a. Exempts^ au masculin, dans le ms. H (réd. i et a).