Il fut fait chef du conseil : vojez Guy Joli, p. as
5. Ils lui furent rendus en effet, mais il demeura en même temps, jusqu'en avril i653, à la tête du Parlement, «< où il r^ussissoit fort bien, dit Guj Joli (tome I, p. aaS et aag), au lieu qu'il ëtoit tout à fait neuf aux affaires du cabinet. »
6. Charles, marquis, puis duc de la Vieuville, avait d<^jà été surintendant, de janvier i6a3 à août i6a4- Il fut fait duc et pair en décembre i65i et mourut en janvier i653. — Voyez, dans Mmu de Motteville (tome III, p. 4^4 ^^ suivantes), les articles accordés c entre le cardinal Mazarin, Chàteauneuf, le Coadjuteur, et la duchesse de Chevreose. » On s'assurait de Retz en lui promettant « toutes ks paroles et expéditions nécessaires pour la nonkination du Roi au cardinalat, et pour la charge de ministre d'État..., pour en jouir incontinent après la tenue des états généraux, n'étant pas à propos que cela se fasse auparavant. » De ces deux promesses, la seconde, on le voit, n'était qu'un leurre. Quant à Mme de Chevreuse, on lui faisait sa part en stipulant que Paul Mancini, un des neveux de Mazarin, épouserait sa fille, après avoir été nommé duo de Nerers ou duc de Rethelois et gouvemeitr de Provence.
MÉMOIRES. [i65i] 293
choix de ces trois ministres, eDDemis particuliers de Monsieur le Prince , achèveroit de lui ôter toute espérance d'accommodement , et ce dessein eut bientôt le succès qu'elle desiroit^ Il fit connoitre à Monsieur le Prince qu'il n'avoit plus rien à ménager avec la cour, et lui fit prendre en un instant toutes les résolutions qu'il n^avoit pu prendre* de lui-même. Il s'en alla à Trie', chez le duc de Longueville, après avoir écrit au Roi les raisons qui l'empéchoient de se trouver auprès de sa personne le jour de sa majorité *, et lui fit donner sa lettre par M. le prince de Conti, qu'il laissa à Paris pour assister à la cérémonie. Le duc de la Rochefoucauld y demeura aussi sous le même prétexte ; mais c'étoit en effet pour essayer de conclure avec le duc de Bouillon, qui avoit fait de nouvelles propositions', par lesquelles il ofiroit de se déclarer pour Monsieur le Prince, et de joindre à ses
I . * Ce dessein eut aussi bientôt le succès qu*clle aroit souhaite. (Ms. B, réd. I.)
a. "^Ët aTança ainsi en un moment toutes les résolutions qu'il n'avoit pas prises. (3fs. H^ réd, i.)
3. En effet il alla à Trie. {Ms. H, réd, i.) — Sur Trie, voyez ci-dessus, p. 161 et note 5. Le duc de Longuerille j avait un château. Mme de Motteville (tome III, p. 433) appelle ce voyage c une petite course à la campagne. »
4. Cette majorité fut dëclarëe le 7 septembre dans un lit de justice. Louis XIV, ne le 5 septembre i638, entrait dans sa quatorlième année. Sur les fêtes qui célébrèrent la majorité du Roi, voyez la relation de Mme de Motteville, tome III, p. 4^7 et suivantes, Guy Joli, tome I, p. a3a et a33, et dans le Choix de MazarinadeSy tome II, p. 3 10 et suivantes, la pièce intitulée : tes Particularités Jês cérémonies observées en la majorité du Roi, avec ce qui s^est fait et passé au Parlement, le Roi séant en son lit de justice. — La Reine, indignée de l'absence du premier prince du sang, dit au Coadjuteur, ai nous en croyons son témoignage (tome III, p. 349* éd. Ch.), ces propres mots : c Monsieur le Prince périra, ou je périrai. 1
5. Sur de nouvelles propositions qu'il lui fit. {Ms, H, réd, i et a.)
a94 MEMOIRES. [i65i]
intérêts M. de Turenne, le prince de Tarente* et le marquis de la Force ', aussitôt que Monsieur le Prince auroit été reçu dans Bourdeaux, et que le Parlement se seroit déclaré pour lui en donnant un arrêt d'union. Le duc de la Rochefoucauld lui promit pour Monsieur le Prince les conditions qui suivent :
De lui donner la place de Stenay' avec son domaine, pour en jouir aux mêmes droits que Monsieur le Prince , jusqu'à ce qu'il lui eût fait rendre Sedan , ou qu'il l'eût mis en possession de la récompense que la cour lui avoit promise pour l'échange de cette place ;
De lui fournir une somme d'argent, dont ils conviendroient, pour lever des troupes et pour faire la guerre;
De le faire recevoir dans Bellegarde, avec le commandement de la place ;
De lui céder ses prétentions sur la ^ duché d'Albret ', et de ne point faire de traité sans y comprendre l'article du rang de sa maison *.
X. Henri-Charles de la Trëmouille, prince de Tarente et de Talmond, duc de Thouars; il aTait épousé en 1648 la fille du landgrave Guillaume Y de Hesse, l'amie et la voisine, en Bretagne, de Mme de Sëvignë. Après la Fronde, il se retira en Hollande jusqu'en i655. Il mourut à Thouars en 1671. Vojez, dans V Histoire du Poi" ton de Thibaudeau (tome H, p. ii3 et suivantes), le chapitre intitule : Les seigneurs itAmhoise et de la TrémoUle^ princes de Tarente.
a. Armand de Caumont, mort en 167$, fils aine de Jacques de Caumont, maréchal de la Force (vojez ci-dessus, p. 174, note 1], et maréchal lui-même en iGSa.