‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 31 sur 569 · I. Voyes ci-dettut, p. nu · texte numérisé non relu

I. Voyes ci-dettut, p. nu

XLii MÉMOIRES.

servie par lui dans sa rédaction définitive. Des corrections dont nous avons parlé, et qui sont vraisemblablement de la main de l'auteur, donnent à Texemplaire de ce type qui appartenait à Renouard le plus haut prix; mais celui qui se trouve à la Bibliothèque nationale sous le n^ 1S62S (ancien fonds Harlay, n** 352) est, pour la constitution du texte, plus précieux encore : c'est un in-folio, où l'écriture et Tortiiographe sont du temps de Louis XIV, et qui porte au haut de la première page cette mention : Mémoires de M. de la Ro^ chefoucaidd tels quil les advoue. Cette copie présente en réalité, écrites l'une sur lautre, dans un seul et même volume, deux versions différentes et successives des Mémoireê : un premier texte, qui se rapproche beaucoup, le plus souvent, des imprimés de la seconde série; puis une rédaction ultérieure, sous forme de nombreuses corrections interlinéaires. Cest cette seconde rédaction que nous offre le manuscrit d'Amauld, et que les éditeurs de 1804, 1826 et i838 ont généralement reproduite. Nous montrerons tout à l'heure que, si intéressante et si précieuse qu'elle puisse être, il n'y faut voir qu'une version intermédiaire, qu'une retouche non définitive, laquelle ne nous offre point encore, ni pour l'idée ni surtout pour le style , la dernière forme à laquelle l'auteur s'est arrêté.

En troisième lieu vient une catégorie de manuscrits dont n'existe, à notre connaissance, aucun exemplaire dans les bibliothèques publiques. Renouard en a eu un à sa disposition en 181 7, Petitot un autre en 1826'. Ce troisième type n'offre pas seulement l'avantage de ne contenir, comme le second, que des morceaux sortis de la plume de la Rochefoucauld ; il a, en outre, celui de renfermer l'ensemble complet des Mémoires, Ce sont, en tout cas, les seules copies où se trouve la partie inédite (années 1634-1649)* imprimée par les éditeur^ de 181 7-1 838; et, grâce à elles, ces mêmes éditeurs nous eussent donné, sans rien de plus ni de moins, le vrai contenu de l'ouvrage, si chez eux encore le lambeau de la Guerre de Paris ^ pris ailleurs (pannus assutus), n'était v^u tout gâter. Cest aussi un manuscrit de ce genre, mais revêtu de tous les

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