se rendit. (Bfs. H, réd. i
9. Le prince de Condë arriva à Bordeaux le la septembre 1 65 1; sa femme et son fils, puis son frère et sa sœur y arrivèrent vert la fin d^octobre.
10. *De sa naissance et de sa réputation. (Ms, if, réd. i e/ 1.)
I I . La popularité de Condë en Guyenne venait en grande partie de ee qu'en 1648 et 1649 i^ s^^ait usé de son crédit, alors tout-puissant auprès de la Reine et de Mazarin, pour soutenir la province dans ses démêlés avec l'impérieux gouverneur d*Epemon.
la. *11 trouva le Parlement dans la même disposition cl il (et qui^ anc. éd.) donna. (ATr. H, réd. i et i.)
i3. Le parlement de Bordeaux adressa au Roi une longue remontrance, qui fut expédiée, avec la demande dWion, à tous les par-
3oa MÉMOIRES. [i65i]
Des commencements si favorables firent croire à Monsieur le Prince qne rien ne le pressoit tant, ni ne loi étoit si important, que de prendre ^ tous les revenus du Roi à Bourdeaux, et de se servir de cet argent pour feire promptement ses levées, jugeant bien que la cour marcheroit à lui en diligence, avec ce qu'elle auroit de troupes, pour ne lui donner pas le temps de mettre les siennes sur pied. Dans cette vue, il distribua son argent à tous ceux qui étoient engagés avec lui, et les pressa tellement d'avancer leurs levées, que cette précipitation leur fournit de prétexte * d'en faire de mauvaises.
Peu de jours après son arrivée à Bourdeaux, le comte du Dognon le vint trouver, et se déclara ouvertement pour son parti. Le. duc de Richelieu et le maréchal de la Force firent la même chose , et le prince de Tarente, qui s' étoit rendu à Taillebourg, lui manda qu'il entroit aussi dans ses intérêts. M. d'Ârpajou' fut plus difficile : il tint encore*, en cette occasion, la même conduite dont il avoit déjà reçu des récompenses durant la prison des Princes ; car il demanda des conditions qu'on ne lui put accorder, et traita avec la cour quand il vit tomber les affaires de Monsieur le Prince. Cependant
lements du Royaume. De son côte, le Roi avait envoyé au parlement de Paris une lettre qui déclarait criminels de lèse-majesté les princes de Condé et de Contj, Madame la Princesse et la duchesse de LongueviUe, les ducs de Nemours et de la Rochefoucauld, et tous ceux qui les assisteraient, si dans un mois ils ne reconnaistalent leurs fautes et ne rentraient dans le devoir.
I . Les choses étant si avantageusement commencées, il crut n'avoir rien de si important ni de si pressé à faire que de prendre. (Ms. H, réd. I.)
a. De prétextes, (ilfr. if, réd, i et 2.) — Renouard, corrigeant cet ancien tour, a mis ie prétexte pour de prétexte. Les anciennes éditions avaient remplacé fournit par servit^
3. Dans le mt H, il y a ici ttArpajoux; plus haut (p« sqB), «tAr-^ pajott,
4* *Et il eut encore. (Ms, H^ réd. i.)
MÉMOIRES. [i65i] 3o3
le duc de la Rochefoucauld donna avis au duc de Bouillon de ce qui s'étoit passé au parlement de Bourdeaux, et lui manda que, les conditions qu'il avoit désirées étant accomplies, on attendoit qu'il efTectueroit ce qu il avoit promis. Le duc de Bouillon évita assez longtemps de répondre nettement, voulant tout ensemble *■ se ménager avec la cour, qui lui faisoit de grandes avances, et ne point rompre avec Monsieur le Prince, dont il pouvoit avoir besoin. Il voyoit aussi que M. de Turenne, qu'il croyoit * inséparable de ses intérêts, refusoit' de se joindre à ceux de Monsieur le Prince ; que le prince de Tarente y étoit entré sans lui, et que le marquis de la Force * demeuroit uni avec M. de Turenne. Il jugeoit encore que, n'étant pas suivi de son frère et des autres que j'ai nommés, dont il avoit répondu au duc de la Rochefoucauld, sa considération seroit moindre ' dans ce parti * qu'il alloit prendre, et que Monsieur le Prince n'auroit peut-être pas plus ' de reconnoissance pour ce que M. de Turenne et lui pourroient faire à l'avenir, qu'il en avoit témoigné de ce qu'ils avoient fait par le passé^. Il voyoit de plus qu'il faudroit faire* un nouveau traité avec Monsieur le Prince, moins avantageux que celui dont ils étoient déjà convenus; et
1. De répondre nettement là-dessus, voulant tout a la fois se ménager. {M. H^ réd, i.)