‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 330 sur 569 · Le 97iiOTembre i65i · texte numérisé non relu

Le 97iiOTembre i65i

MÉMOIRES. [i65i] 3i5

et on attribua au peu de confiance qu'il avoit en ses troupes ce qui n*étoit en effet que le ménagement qu'il étoit contraint d'avoir pour les soupçons continuels du comte du Doignon. Cette perte les augmenta encore, et le comte du Doignon s'imaginant *■ que toutes ses autres places suiyroient cet exemple, il se retira à Brouage et n'en sortit plus qu'après avoir fait^ son traité avec la cour^.

Le comte d'Harcourt, encouragé par ces bons succès, et fortifié par des troupes qui l'avoient joint*, se résolut de marcher à Monsieur le Prince, qui étoit à Tonné- Charente; mais Monsieur le Prince', jugeant bien par le nombre et par le peu de discipline de son armée * qu'il étoit beaucoup inférieur à celle du Roi, ne crut pas '^ le devoir attendre dans ce poste *, et passant la rivière, la nuit, sur un pont de bateaux, il se retira à la Bergerie, qui n'est qu'à demi-lieue de Tonné -Charente. Les troupes du Roi se contentèrent' d'avoir poussé et défait

I. *Ce qui n'ëtoit qu*uii fiScheux ëgard qu'il aroit fallu avoir aux soupçons du comte du Doignon. Il fut riTement touche de cette nouTelle, et s*imaginant. {Ms, H^ réd, \ et 3.) — Le texte des anciennes éditions ne diffère de cette leçon que par ombrage* au lieu de soupçons^ et par Tomission de fdcheux.

3. Et n*en sortit plus jusques à ce qu'il eut fait. {Ms. H^ réd. i

3. « Dont apparemment il a eu sujet de se repentir, » ajoutent le ms. H (rëd. i et 3) et les anciennes éditions.

4. *Qui aToient joint son armée. {Ms. H^rid, i et 3.) — Six mille hommes de pied et quatre mille chcTaux, que lui arait amenés le marquis de Castelnau, second fils du maréchal de la Force.

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