‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 331 sur 569 · Les ennemis se contentèrent. (Mr. iT, réd. i · texte numérisé non relu

Les ennemis se contentèrent. (Mr. iT, réd. i

3i6 MÉMOIRES. [i6Si]

deux escadrons le jour précédent^, et lui donnèrent tout le temps nécessaire * pour faire sauter la tour de Tonné- Qiarente, et se retirer, delà Teau, à la Bergerie sans être pressé'. Le comte d'Harcourt perdit alors une belle occasion de le combattre dans sa retraite et à demi passé ; il en eut encore ce jour même une plus avantageuse^ dont il ne sut pas se prévaloir ; car il arriva que Monsieur le Prince se reposa entièrement sur le soin d^un maréchal de camp*, à qui il avoit ordonné de rompre * le pont de bateaux en sorte qu'il ne pût être rétabli, et, sur cette assurance, il mit ses troupes dans des quartiers séparés, dont quelques-uns étoient éloignés du sien d'une lieue et demie, sans craindre qu'on pût aller à lui, la rivière étant entre deux; mais lofficier, au lieu de suivre exactement son ordre, se contenta de détacher les bateaux, et de les laisser aller au cours de Teau : de sorte qu'étant repris par les gens du comte d'Harcourt, on refit le pont * dans une heure, et à l'instant même il fit passer trois cents chevaux et quelque infanterie pour garder la tête du pont. Cette nouvelle fut portée à Monsieur le Prince à la Bergerie, et il crut d'autant plus que le comte d'Harcourt marcheroit au milieu de ses quartiers pour les tailler en pièces l'un après l'autre, que c'étoit ^ le parti qu'il avoit à prendre. Cela l'obligea de mander à ses troupes de quitter leurs quartiers pour revenir * en diligence à la Bergerie , et à l'instant même il marcha

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