A la confiance de Monsieur. (Ms. H^ réd. \ et
10. Les mots : « et qui vouloit se faire cardinal», sont omis dans le ms. U (réd. i et a) et dans les anciennes éditions ; en revanche, cet textes, avant augmentait^ ajoutent : « appujoit ce conseil et.... >
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avancer ou retarder les progrès de Tarmée , selon qa^il conviendroit à ses intérêts particuliers *■ .
D'autre côté, M. de Chavigny écrivit plusieurs fois à Monsieur le Prince, pour le presser de quitter la Guyenne, et de se rendre à T armée ', où sa présence étoit absolument nécessaire. Il lui représentoit que, si elle venoit à se détruire, toutes ses ressources étoient perdues, et que, si au contraire il faisoit' des progrès dans le Royaume à la vue du Roi, il rétabliroit, en un moment, non-seulement la Guyenne, mais tout le reste de son parti ^. Ce n'étoient pas là les seules raisons de M. de Giavigny ; il avoit des desseins bien plus relevés * : il prétendoit gouverner Monsieur en lui faisant connottre qu*il gouvemoit Monsieur le Prince, et s'assuroit aussi de se rendre maître de la conduite de Monsieur le Prince en lui faisant voir qu'il T étoit de celle de Monsieur. Ses projets alloient encore plus loin * : dès le commence-
I. Ses iirësolutions. Cet aris de retenir Tarmëe au deçà de la rÎTière de Loire la rendoit non -seulement inutile à Monsieur le Prince, de qui le Coadjuteur ëtoit ennemi déclare, mais le rendit lui-même ((/ se rendoit lîd-méme par là, rëd. i.) plus considérable à la cour, en y faisant (en faisant, rëd. i) voir qu'étant maître de la conduite de Monsieur, il pouroit (aiissi, réd. i) avancer ou retarder les progrès de Tarmée ; et il avançoit par ce moyen (et par ces moyens il avançait, réd. i) son dessein d'obtenir le chapeau de cardinal. (3fs, H, réd, i et ^.)
s. A Tarmée de Nemours et de Beauiort.
3. De quitter la Guyenne. Il lui représentoit le besoin que Tarmée avoit de sa présence; que, se détruisant, toutes ses ressources étoient perdues, et que, faisant, etc. (Bfs. H, réd. i et a.)
4. Voyez à ce sujet V. Cousin, Madame de J^ngueville pen" dantla Fronde, p. 111-118.
5. A la place de ce commencement d'alinéa et des deux phrases qui terminent le préct^dcnt, les anciennes éditions n'ont que ces mots : « Chavigny, de son côté, n'avoit pas de moindres desseins : il prétendoit, etc. »
6. Ne s'arrétoient pas encore là. (Ms, H, réd, a.) — **Ne s'arrétoient pas là. (Ms, U, réd. i.)
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ment de la guerre, il a voit pris des mesures pour être négociateur de la paix des Princes, et s'étoit uni avec le duc de Rohan, croyant qu'il lui pou voit étre^ également utile auprès de Monsieur et auprès de Monsieur le Prince ' ; il croyoit aussi avoir pris toutes les précautions nécessaires vers le Cardinal, par le moyen de M. de Fabert*, gouverneur de Sedan; et comme il ne mettoit point de bornes à son ambition et à ses espérances, il ne douta point qu'en faisant la paix particulière, il ne fût choisi pour aller avec le Cardinal conclure la générale*. Il crut aussi qu'en se servant de la considération que Monsieur le Prince lui pouvoit donner • parmi les Espagnols, il auroit tout le mérite des bons succès, et que le Cardinal, au contraire , seroit chargé de la honte et du blâme des mauvais événements ', et qu'ainsi il rentreroit dans les afTaires, ou avec la gloire d'avoir fait la paix, ou avec l'avantage d'avoir fait connoître que le Cardinal l'auroit rompue. Monsieur le Prince se laissa persuader facilement à ce voyage par les raisons que lui avoit écrites M. de Chavigny; mais le principal motif qui l'y porta fut l'impatience de quitter la Guyenne, dans un temps où le petit nombre et la foiblesse de ses troupes l'obligeoient sans cesse à lâcher le pied devant le comte d'Harcourt. En effet, la guerre' sesoutenoit alors dans la Guyenne par la seule vigilance et la réputation