Dans la nuit du 6 au 7 avril
8. ÀTant qu'il eât eu temps. (3fs. H, réd, 9.) — Devant qu'il eût en temps. (Ms. H^ réd, i.) — Voyes un passage presque textuellement semblable dans Mme de MotteviUe^ tome 111, p. 47$.
MÉMOIRES. [i65a] 36;
nèrent Talarme aux autres; mais cela n'empêcha pas qu'on n'en enlevât cinq tout de suite. Les quatre premiers ne firent presque point de résistance ^ . Le marechaP d'Hocquincourt, s'étant mis en bataille, avec huit cents chevaux, sur le bord d'un ruisseau qu'on ne pou- Yoit passer qu'un à un, sur une digue fort étroite et fort rompue, fit mine de vouloir disputer ce passage, au delà duquel étoit le cinquième quartier qu'on alloit attaquer ; mais, lorsque ' le duc de Nemours et trois ou quatre autres^ eurent passé le défilé, le maréchal, qui jugea bien que toute l'armée de voit être proche *, se retira derrière le quartier, et le laissa piller, se contentant de se mettre en bataille, pour essayer de prendre son temps de charger pendant le pillage. Ce quartier ne fit pas plus de résistance que les autres; mais, comme les maisons étoient couvertes de chaume, et qu'on y mit le feu*, il fut aisé au maréchal d'Hocquincourt de discerner à la clarté le nombre des troupes qui étoient passées, et voyant qu'il n'y avoit pas plus de cent chevaux , il marcha pour les charger avec plus de huit cents. Mon-
I . Sur la double affaire de Bleneau, voyez les Mémoires de Navailles (édition de M. Moreau, 1861), p. 76 et suivantes, et la i?tflation vérHable de tout ce qui s'est passé entre Formée de Messieurs les Princes et les troupes mazarines, commandées par le maréchal d*Hoc' quineourt, apportée à Son Altesse Royale (le duc d'Orléans) par M, le comte de GÔifcoifr/, Paris, Nicolas Vivenay, i65a, in-4°.