‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 387 sur 569 · Mais le mouvement qu'il fit pour. {Mm, /T, réd, i · texte numérisé non relu

Mais le mouvement qu'il fit pour. {Mm, /T, réd, i

MÉMOIRES. [i65i] 371

retraite, avant qu'il pût y arriver*. Pour cet effet, il fit avancer sa cavalerie, et se hâta de faire passer le défilé à six escadrons, pour entrer dans la plaine ; mais M. de Turenne, jugeant bien le désavantage que ce lui seroit de combattre en pleine campagne Monsieur le Prince, dont les troupes étoient victorieuses* et plus fortes que les siennes', prit le parti de retourner, Tépée à la main, sur les six escadrons, pour défaire ce qui seroit passé, et pour arrêter le reste des troupes au delà du* défilé. Monsieur le Prince, qui jugea de son intention, fit repasser sa cavalerie, et ainsi le défilé les empêcha * de pouvoir aller Tun à l'autre, sans un très-grand désavantage. On se contenta de faire avancer l'artillerie des deux côtés, et de se canonner longtemps* ; mais le succès ne fut pas égal, car, outre que M. de Turenne en avoit plus que Monsieur le Prince, et qu'elle étoit mieux servie*, elle avoit encore l'avantagé de la hauteur sur les troupes de Monsieur le Prince, ce qui faisoit qu'étant serrées dans le passage qui séparoit le bois, elle ne tiroit presque point de coup inutile''. Ainsi Monsieur le Prince* y perdit plus de six-vingts cavaliers et plusieurs

I . Devant qu'il pût y arrirer. (Ms. H, réd, i .) a. *^ Le dësaTantage qu'il auroit de combattre Monsieur le Prince dans la plaine, arec des troupes rictorieuses. (Ms, H, réJ, z ef s.)

3. Le prince de Condé avait douze mille hommes et une cavalerie considérable ; le maréchal de Turenne n'avait avec lui qu'une division de Tannée royale, forte de quatre mille hommes environ; mais il avait, comme nous Talions voir, plus d'artillerie, et mieux établie et mieux servie.

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