Et il. (Af/. Hj réd. i.) — Et on. {j4ne. éd
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officiers, entre lesquels (ut Mare*, frère du maréchal de Grancey. On passa en cet état le reste du jour *, et, au coucher du soleil, M. de Turenne se retira versGien. Le maréchal d^Hocquincourt, qui Tavoit joint depuis sa dé&ite, demeura à Tarrière-garde ; et étant allé avec quelques officiers pour retirer Tescadron le plus près du défilé, il fut reconnu de Monsieur le Prince, qui lui envoya dire qu'il seroit bien aise de le voir, et qu'il pouvoit avancer sur sa parole. Il le fit, et, s' avançant avec quelques officiers, il trouva Monsieur le Prince avec les ducs de Beaufort et de la Rochefoucauld, et deux ou trois autres. La conversation se passa en civiUtés et en railleries du côté de Monsieur le Prince ', et en justification de celui du maréchal d'Hocquincourt sur ce qui lui venoit d'arriver, se plaignant de M. de Turenne, bien qu'on puisse dire ^ avec vérité ' qu'il fit ce jour-là deux actions belles et hardies , qui furent le salut * de son armée et celui de la cour ^ ; car, dès qu'il sut que les troupes du maréchal d'Hocquincourt, qui le dévoient venir joindre le lendemain , étoient attaquées , il mar-
I. Entre lesquels ëtoit Mare. (9fs, H^ réd. i et ^.) — Le comte de Mare reçut une blessure, dont il mourut quelque temps après. 1. ** Le reste de la journée. {Ms. H, réd. i ef i.)
3. Il y a un rëcit de cette entrevue dans une lettre, d'une authenticité douteuse, de Condé à Monsieur, du lo ayril (^BibUogrûphU dêt Mazarinadet^ tome II, p. i53 et i54)- D^Hocquincourt dit à Monsieur le Prince : c J'ai perdu mon honneur et mon bien ; il 7 va du mien de plus de trois millions. > A quoi Condé répondit : « Vous avez un bon maître que le cardinal Mazarin ; il vous récompensera assez, comme les autres qui le servent. » — La Mme de Loret, livre III, lettre décente^ p. aSi, constate, en effet, que d'Hocquincourt, dans cette journée, perdit non-seulement ses annes, mais encore sa vaisselle d'argent, ses joyaux et des sommes énormes.