‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 42 sur 569 · Le mot depuis n'est pas dans les textes de · texte numérisé non relu

Le mot depuis n'est pas dans les textes de

6. Rapprochez de la maxime 1 1 1 et de la 8« des Réflexions diverses^ tome I, p. 78 et 3oi.

7. Vojez les Mémoires de Metz^ tome I, p. 104 et io5, et surtout ceux de Mme de Mottewille^ tome I, p. 98 et' 99.

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étoit aimable de sa personne ; elle avoit de la douceur, de la bonté et de la politesse; elle n* avoit rien de faux dans rhumeur ni dans Fesprit * ; et avec beaucoup de vertu, elle ne s'offensoit pas d'être aimée*. Mme de Chevreuse* étoit attachée à elle depuis longtemps par tout ce qui lie deux personnes de même âge et de mêmes sentiments^. Cette liaison a produit tant de choses extraordinaires qu'il me paroh nécessaire de rapporter ici quelques-unes de celles qui s'étoient passées devant le temps dont je dois parler.

Mme de Chevreuse avoit beaucoup d'esprit, d'ambition et de beauté ; elle étoit galante, vive, hardie, entrepre-

I. Rapprochez du mot de Mme de S^Tignë à sa fille {Letiru^ tome II, p. i85) : c Je dis que tous êtes vraie. » — Voyez aussi la 3* des Réflexions Mversei : De Pair et des manières^ tome I, p. 986-190.

a. c Elle a l'esprit galant, et, a l'exemple de l'infante Clara- Eugenia {fille de PhiUppe II), elle goûteroit fort cette belle galanterie qui, sans blesser la rertu, est capable d'embellir la cour. > (Mme de Motteville^ Portrait ttAnne d^ Autriche, en tête du tome I des Mémoires, p. xxxi.) — Voyez la maxime 277 (tome I, p. 146), où la Rochefoucauld parle, en connaisseur qu'il ëtait, de c l'ooenpation d'une intrigue, » de « l'ëmotion d'esprit que donne la galanterie, » et de c la pente naturelle au plaisir d'être aimées. » — Comparez aussi le portrait d'Anne par Retz, tome II, p. 174 et 175.

3. Marie de Roban, fille d'Hercule de Rohan, duc deMontbazon, et de Madeleine de Lenoncourt, était née en 1600, et monmt en 1679. Demeurée veure du connétable deLujnes en 1611, elle s'était remariée, à la fin de i6a3, à Claude de Lorraine, duc de CbeTrenae, qui était le quatrième fils de Henri duc de Guise, le Balafré, et eo finTeur de qui le duché de CheTreuse avait été érigé en pairie en 161 a. — Mme de Cherreuse n'avait pas seulement le génie et le goût de l'intrigue ; elle savait comprendre les arts et les encourager, et V. Cousin, dans l'étude qu'il lui a consacrée, a très-bien fait ressortir les divers côtés de cette nature féminine, si étrange a la fois et si complexe. Cette ex-frondeuse eut, entre autres mérites dont la postérité doit lui tenir compte, celui de travailler à la fortune de Colbert, dont elle avait deviné la valeur, et a la fille duquel elk n'hésita pas à donner en mariage son petit-fils, le duc de Cherreiiae.

4* Voyez les Mémoires de Mme de MottwilU^ tome I, p. 11 et i a.

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nante; elle se servoit de toas ses charmes pour réussir dans ses desseins^, et elle a presque toujours porté malheur aux personnes qu'elle y a engagées*. Elle avoit été aimée du duc de Lorraine, et personne n'ignore qu'elle n'ait été* la première cause des malheurs que ce prince et ses États ont éprouvés si longtemps ^. Mais si l'amitié de Mme de Chevreuse a été dangereuse à M. de Lorraine, elle ne la' (iit pas moins à la Reine dans la suite. La cour étoit à Nantes, et on étoit sur le point de con-

I. Le cardinal de Retz (tome II, p. 184 et i85) trace de la duchesce de CheTreuse un portrait où parait ayant tout la malignité habituelle du peintre : Son mérite en politique c.ne fîit, dit- il, que d'occasion. Si elle fût Tenue dans un siècle où il n*j eût point eu d'affaires, elle n*eût pas seulement imaginé qu'il y en pût aroir. Si le prieur des Chartreux lui eût plu, elle eût été solitaire de bonne foi. M. de Lorraine, qui s'y attacha, la jeta dans les affaires ; le duc de Buckingham et le comte de Holland l'y entretinrent ; M. de Chilteauneuf l'y amusa. Elle s'y abandonna, parce qu'elle s'abandonnoit à tout ce qui plaisoit à celui qu'elle aimoit. J

9. Amelot de la Honssaye dit, dans la préfiice de l'édition de 1689, que l'on comparait la duchesse « au cheral de Séjan, dont tous les maitres aToient eu une fin malheureuse. » Voyez ÂuU^CêlU^ livre III, chapitre ix. — Comme le fait obserrer V. Cousin (Madame de Chevreuse, p. la), si Mme de Chevreuse a porté malheur à tous ceux qu'elle a aimés, c il est encore plus yrai de dire que tous ceux qu'elle a aimés l'ont précipitée, à leur suite, dans des entreprises téméraires. •

3. N'ignora qu'elle n'ait été. (1817.) — N'ignoroit qu'elle n'eût été. (i8a6, 38.)

4. La brouille du duc de Lorraine Charles III (ou TV) arec Richelieu est antérieure à l'arrirée de Mme de Cherreuse à Nancy ; mais, par son étonnante activité et ses rares facultés politiques, elle agrandit la querelle et amena entre la Lorraine, l'Empire, l'Angleterre et la Savoie cette ligue contre le Cardinal dont lord Montaign, introduit plus loin dans le récit, fut l'agent le plus actif et le négociateur principal. Le maréchal de la Force, dans ses Jfémoires (tome III, p. 55), dit que ce duc Charles III de Loiraina était une épme que le Roi prit « résolution de s'ûter du pied, s

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