‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 41 sur 569 · Augmentoient aussi. (1817, a · texte numérisé non relu

Augmentoient aussi. (1817, a

7. Mme de Motteville, au tome I de ses Mémoires (p. 9}, dit que Louis XIII était, dans sa jeunesse, « fort beau, fort bien fait, 1 et que d'abord la Reine sa femme « le trouva fort aimable, 1 mais que c les fatigues qu'il prit depuis à la chasse, ses longues maladies et son chagrin naturel Yavoient^ sur la fin de sa vie, infiniment changé.t

S. £t portoit quelquefois. (18 17, a6, 38.)

MÉMOIRES, [i6a4-i6iS] 3

à de petites choses % et ce qu'il savoit de la guerre convenoit plus à un simple officier qu'à un roi.

Le cardinal de Richelieu gouvemoit F État, et il dev<Mt toute son élévation à la Reine mère. Il a voit req>rit vaste et pénétrant, Fhumeur âpre et difficile ; il étoit libéral*, hardi dans ses projets, tinude pour sa personne. Il voulut établir l'autorité du Roi et la sienne propre par la ruine des huguenots et des grandes maisons du Royaume, pour attaquer ensuite la maison d'Autriche et abaisser une puissance si redoutable à la France '. Tout ce qui n'étoit pas dévoué à ses volontés étoit exposé à sa haine, et il ne gardoit point de bornes pour élever ses créatures ni pour perdre ses ennemis*. La passion qu'il avoit eue depuis' longtemps pour la Reine s' étoit convertie en dépit* : elle avoit de F aversion pour lui, et il croyoit que d'autres attachements ne lui étoient pas désagréables. Le Roi étoit naturellement jaloux, et sa jalousie, fomentée par celle du cardinal de Richeheu'', auroit suffi pour l'aigrir contre la Rein^ quand même la stérilité de leur mariage et l'incompatibiUté de leurs humeurs n'y auroieut pas contribué. La Reine

I. Rapprochez des maximes 41 et $69, tome I, p. 46 et p. 94^-

9. c II n*ëtoit pas libéral; mais il donnoit plus qu'il ne promettoit, et il assaisonnoit admirablement les bienfaits, s (Mémoires du cardinal de Betz^ tome I, p. aSi et a8a.)

3. c Deux desseins que je troure presque aussi rastes que ceux des Cësars et des Alexandres. s {ibidem^ tome I, p. 397.)

4> c La fortune des grands de la cour dëpendoit de la faveur du Ministre ; les établissements n'7 ëtoient solides qu'à mesure qu'on lui ëtoit dérouë. » {Mémoires du chevalier de Gramont^ i83oy in- 8^,

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