Se préparoit de faire. {Ms. Jï, réd. i et a
8. Qui aToient été jusque-là spectateurs. {Ms, H^ réd, i e/ a.) — Vojez ci -dessus, la note 4 de la page 404 •
lui, augmentoit* encore rirrésolution et le trouble de son esprit, en formant des difficultés sur tout ce qu'il proposoit * ; d'autre part, la porte Saint- Antoine étoit gardée par une colonelle de bourgeois *, dont les officiers, qui étoient gagnés de la cour, empéchoient presque également de sortir de la Ville et d'y entrer *. Enfin tout y étoit mal disposé pour y recevoir Monsieur le Prince et ses troupes, lorsque Mademoiselle, faisant un effort sur l'esprit de Monsieur son père, le tira delà léthargie où le tenoit le cardinal de Retz'. Elle alla porter ses ordres à la Maison de Ville pour faire prendre les armes aux bourgeois; en même temps, elle commanda au gouverneur de la Bastille ' de faire tirer le canon sur les troupes du Roi"', et, revenant à la porte Saint- Antoine, elle disposa non-seulement tous les bourgeois à recevoir Monsieur le Prince et son armée, mais même à sortir et à escarmoucher, pendant que ses troupes rentreroient. Ce qui acheva encore d'émouvoir le peuple en faveur
I. **Le cardinal de Retz ëtoit auprès de lui, qui augmentoit. {3/j. H^ réd. I et a.)
a. « liC duc d'Orlëans ëtoit au Luxembourg, dit Mme de Motte^ ville (tome IV, p. ai et aa), obséda par le cardinal de Retz, qui vouloit se défaire du prince de Condë et le laisser périr. Il disoit qu'il avoit fait son accommodement avec la cour, et que ce combat ëtoit une comédie. » Voyez aussi Retz^ tome IV, p. 4^ ^^ 4^1 éà. Ch.
3. On appelait proprement colonelle, dans la milice bourgeoise, et dans l'infanterie en général, la compagnie qui était directement commandée par le colonel.