I . Qui est bien le texte da manoforit de rArsenal
nul prétexte de persécution ni de plainte, ou que sa tyrannie ne fût pas encore assez eflBrontée pour me faire on crime de ma seule circonspection, soit qu'il ne me ttnt pas assez détruit dans Tesprit de la Reine, et que, se souvenant de Tordre qu'il avoit eu d'elle d'avoir en toute manière mon approbation, il ne pût s'imaginer qu'elle l'eût obligé à cette contrainte pour un homme qu'elle eût peu considéré, il feignit de me considérer extrêmement lui-même, et de me vouloir admettre à ses plus importantes délibérations, de sorte que, s'il avoit de tout temps résolu ma perte, il eut au moins le déplaisir de n'oser pas sitôt le faire parottre, et de contribuer en quelque façon à ma gloire, en faisant juger de la grandeur de mes services par celle des récompenses qu'il leur proposoit. Mais n'y ayant plus que moi à lui (aire douter de ses forces auprès de la Reine, il ne tarda pas beaucoup à les reconnoltre, et comme la prison et le bannissement lui eurent fait raison de tous ceux qui s'étoient ouvertement bandés contre lui, il commença à me trouver assez criminel de ne m' être pas absolument déclaré contre eux, et ne s'offensa pas moins de voir que je faisois encore l'arbitre, qu'il avoit témoigné naguère de m'en savoir gré * .
La Reine, cpii m'avoit fait vivre si sévèrement avec lui, elle qui m'avoit dicté mot à mot ce qu'il y avoit eu de plus dur et de plus austère dans nos conventions, elle-ïnême, dis-je*, en parloit à l'heure* à mes proches, comme d'une conduite que j'avois dû juger qu'elle désapprouveroit. Voulois-je toutefois en venir à l'éclair-
I. Il ft*agît ici da complot des Importants ^ à la tête dnqael ëtaît le duc de Beaufort. Voyez dans les Mémoires, p. 68 et sairantet, le Me joue par la Rochefoucaiild en cette circonstance.