‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 475 sur 569 · I. Voyez les Mémoires^ p. io · texte numérisé non relu

I. Voyez les Mémoires^ p. io

a. Voyez, dans la note 3 de la page io5, la lettre de Mazarin à la Rochefoucauld.

3. D'en pajer le prix, d'en être pourTu en en payant le prix: voyez ci-dessus, p. 448, note i. — Outre le gouTerneur gënërâl de la province, le haut et le bas Poitou avaient chacun un lieutenant général ; et les villes et châteaux de Poitiers, Loudun, Chatellerault, Niort, Fontenay-le>Comte et Melle, des gouverneurs particuliers. En 163 1, le gouvernement de la ville de Fontenay avait été donne par Louis XIII au père de notre auteur.

4. Charles de Beaudéan, seigneur de Neuillant, tué à la bataiUe de Lens. C'était le petit-fils du comte de Parahère, dont il est question plus haut, p. 4^0, note 3. Voyez le P. Anselme^ tome IX, p. 178.

5. Suzanne de Baudéan, une des filles d'honneur d*Anne d'Autriche, mariée en i65i, à Philippe de Montault de Benac, duc de Navailles, capitaine des chevau-légers de Mazarin, puis maréchal. L'un et l'autre furent disgraciés en juin 1664; elle mourut en 1700.

6. Le frère de Mlle de Chemerault, dont il a été question dans les Mémoires (p. ai, et notes 3 et 4); il fut tué à NordÛngen. Yoyex TalUmant des Réaux^ tome IV, p. 449* note xiv.

7. En Poitou. —Voyez dans Maichin, ifutoirt de Saintaitge^ Poi"

DE MARCILLAG. 461

faute de savoir que je n'eusse pas voulu, pour mourir, les ôter à ses proches, quand elles m*auroient pu accommoder, on me traita en cette occasion comme on avoit fait en la précédente : de sorte que, dans les choses que j*aurois refusées aussi bien que dans celles que je desirois, je reçus des marques certaines de la bonne volonté qu'on avoit pour moi. Encore ne crut-on pas que ce fût assez de payer mes derniers services de méconnoissance : on y voulut ajouter quelque sorte d'affront , et, dans le temps que mon affection et mon autorité paroissoient à Tenvi dans toute l'étendue de ma charge, je découvris qu'on employoit jusqu'à des personnes quasi inconnues pour y avoir l'œil et pour en mander à la cour ce qui leur en sembloit.

L'âge, l'expérience et la dignité de mon père ne le garantirent pas d'un pareil dépris ; et, quoique six ans de disgrâce et de bannissement n'eussent pas empêché le cardinal de Richelieu, qui en étoit cause, de le choisir, en six cent trente-six^, pour aller commander en Poitou, Xaintonge et Angoumois, et de donner ordre à MM. de Brassac et de Parabère de le venir trouver et de recevoir les siens; quoique cet emploi lui eût assez bien succédé pour offrir au feu Roi de lui mener en Picardie douze cents gentilshommes et six mille hommes de pied, et quoique ce prince et son premier ministre eussent dit séparément qu'il n'y avoit que lui en France capable de cela : toutes ces choses-là', dis-je, n'oblige-

tou, Aunis et Angoumois {i%ji^ i volume in-folio), le chapitre intitalë : de la province de Poitou en général^ et , dans ce chapitre, la page 189: des villes de Civray, Saint^Maixant^ etc., et la page 190 : de la ville de Lezignan. \oyez aussi V Histoire du Poitou^ tome II, p. 1 88 et suivantes, et p. 38a et suirantet.

I . Tel est le texte du manuscrit de TArsenal ; par abrëriation de mil six cent trente-six.

s. Dam la i** édition : toutes ces choses^ sans là.

/i6a APOLOGIE DE M. LE PRINCE

rent pas le cardinal Mazarin à le traiter mieux qo*il ne me traitoit, et il eut le déplaisir de se voir dédaigner ^e celui qu'il croyoit son parfait ami, après que le plot <;ruel de ses ennemis, postposant * la haine à Festime, lui avoit confié un si grand intérêt, et lui avoit donné une si notable occasion de gloire.

Avec tout cela, il ne me pouvoit encore entrer dans Tesprit que le Cardinal osât me manquer pour le tabouret, et quand on m'écrivit qu'on parloit de raccorder à Mme la comtesse de Fleix ^, j'en écrivis au Cardinal, comme ne doutant pas qu'il ne me tint parole. Je ne laissai pas néanmoins de le faire souvenir de l'avantage que j'avois sur tous les prétendants, aussi bien que des assurances qu'il m'a voit données de le faire valoir, et je ne voulus point que le défaut de sa mémoire servît de prétexte ni de couverture à celui de sa foi; mais cette circonspection se trouva fort inutile. L'impudence ne fut pas moindre en ce grand ministre que l'iniquité : il m'empêcha d'avoir, même après un autre, ce qu'O m' avoit promis que personne n'auroit qu'après moi, et, bien que toutes mes afiaires fussent à Paris, il ne me fut pas même permis d'y aller qu'à la charge que je ne parlerois point de celle-là*. Je n'avois pas toutefois xichevé ma première joiu'née que je ne me vis que trop bien dispensé de cette condition ; car j'appris que ce dernier tabouret avoit été suivi de six ou sept autres *, et qu'ainsi je ne devois plus espérer de justice, puisque, par la qualité et par le nombre des sujets qu'on m'avoit donnés de la demander, on s'étoit déjà ôté la puissance de me la faire. Aussi ne prétendis-je plus d'autre sa-

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