‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 496 sur 569 · I. Voyez p. 181-184. — 2. Voyex p. 186 et · texte numérisé non relu

I. Voyez p. 181-184. — 2. Voyex p. 186 et

ne comèaitant point ^ il se rendait certainement le maure de la cam» pasne

En ce temps -là, le maréchal de la MeiUeraye eut ordre de marcher vers Bourdeaux avec son armée^ et le Roi partit aussi pour y aller. Ces nouvelles firent hâter les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld de faire leurs levées et de faire la revue générale des bourgeois de la ville pour se préparer à un siège '. On fit même préparer quelques de-hors à Bourdeaux, mais, comme Targent d'Espagne ne venoit point, on ne put mettre aucun ouvrage en défense; car^ iians toute cette guerre^ on n^a touché des Espagnols que deux cent vingt mille livres^ le reste ayant été pris sur le convoi^ ou sur le crédit de Madame la Princesse^ ou des ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld^ ou de 31. Laisné, Néanmoins j en très-peu de temps on leva près de trois mille hommes de pied et sept ou huit cents chevaux. On prit Castelnau^ qui est à quatre lieues de Bourdeaux^ et on se seroit étendu davantage sans les nouvelles que Von eut de V approche du maréchal de la MeiUeraye du côté d'Entre les deux mers, et de celle du duc d'Épernon^ qui vint joindre celle du général de la Valette. Sur ces avis^ les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld dépéchèrent le marquis de Sillery en Espagne ^ pour faire savoir Vétat des choses et pour faire venir promptement le secours qu^on en avoit promis'. Cependant on laissa une garnison dans CastelnaUy et on se retira^ avec le reste des troupes^ à Blanquefort^ qui est à deux lieues de Bourdeaux. Ce fut en ce lieu-là où le duc d^È" pernon vint attaquer les quartiers. Les ducs de Bouillon et de la Ro~ chefoucauld étaient retournés à Bourdeaux^ et Chambon^ maréchal de camp, commandait les troupes. Elles étaient de beaucoup plus faibles que celles du duc d*Épernon. Néanmoins, bien qu'il ne pût défendre Ventrée de son quartier , les marais et les canaux qui en environnaient une partie lui donnèrent moyen de se retirer sans être rompu, et de sauver les troupes et tout le 'bagage. Sur le point de ce combat, les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld partirent de Bourdeaux avec un grand nombre de bourgeois, et, ayant joint leurs troupes, /etournèrent vers le duc d'Épernon, dans le dessein de le combattre, si les mêmes canaux ne les avoient empêchés de venir aux mains. Tout se passa en escarmouches, oii le duc d'Épernon perdit beaucoup d'ofGciers et de soU dats; du côté de Bourdeaux, il y eut peu de gens tués. Guitaut^ chamhellan de Monsieur le Prince, y fut blessé, et depuis cela les troupes du maréchal de la MeiUeraye et celles du duc d'Épernon serrée rent Bourdeaux de plus près. Le Roi arriva à Libourne : il fit attaquer le château de Faire, sur la Dordogne. Le gouverneur s^ étant rendu

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