I. Presque
a. Qui écrit des. {Ibidem»)
3. Les deux mots : sincère et^ sont omis dans toutes les éditions antérieures.
4> Voyez ci-dessus, les MémuÀres de la Bockefoucauldy p. aa.
5. Le Lys, ou plus ordinairement, même autrefois', la Lys, ririére, qui se divise aujourd'hui en Lys française et Lys belge ; elle prend sa source en France (Pas-de-Calais), coule au nord jusqu'à Téronanne, puis à l*est, traverse 1« Flandre occidentale et la Flandre orientale, et se jette dans l'Escaut, à Gand.
* Yoyex le Dictionmaire géographique de Th. Corneille, aux noms des villes situées sur ce cours d'eau.
5o2 APPENDICE AUX MEMOIRES.
RouMÎllon et la Catalogne, sans L^rida, qui en ëtoit le terme fiital. Ces prospëritës, qui avoient commencé du temps du feu Roi, avoient encore continue, avec plus d'ëclat, pendant les cinq premières années de la Régence, qui s*étoient rendues fameuses par de célèbres victoires, non sans admiration que dans un temps de minorité, d'ordinaire exposé aux: guerres domestiques, l'on eût remporté des avantages si considérables sur les étrangers. Mais, comme c'est rétoile de notre nation de se lasser de son propre bonheur, et de se combattre elle>méme quand elle ne trouve pas de résistance au dehors; ou bien que pieu ait prescrit aux empires de certaines limites' de puissance et de durée, qui sont hors de la jurisdiction des hommes, nous avons perdu dans une campagne, par nos divisions, la plupart des conquêtes que nous avions faites pendant le cours heureux de plusieurs années. Mais, avant que d'entrer dans là narration de ces troubles, il est à propos de dire comment* les choses se gouvemoient dans le cabinet.
Le conseil du Roi*, pendant la régence de la Reine, étoit composé de M. le duc d'Oriéans, de Monsieur le Prince, et du cardinal Mazarîn. Les autres ministres, comme le Chancelier, M. de Longueville, le surintendant Chavignj^, et Servien, 7 avoient peu de eonsidâration. Les principales affaires se régloient du concert* des Princes et du Cardinal, qui en avoit l'entière direction, par la confiance que la Reine prenoit en lui. Les princes du sang étoient fort unis à la Reine, et cette union produisoit le bonheur public, d'autant que par là toutes les espérances des nouveautés étant dtées, auxquelles notre nation a une pente naturelle, chacun aspiroit par des services Intimes à quelque accroissement en sa fortune. Le cardinal Mazarin entretenoit cette bonne intelligence, avantageuse à sa conser- Tation ; et, lorsque l'un des Princes vouloit s'élever, il le modéroit par l'opposition de l'autre; et, balançant ainsi leur puissance, la sienne étoit sans comparaison la plus respectée. D'ailleurs il avoit procuré au duc d'Orléans le gouvernement du Languedoc, et s*étoit si fort rendu dépendant* l'abbé de la Rivière ', son principal ministre, qu'il envisageoit toutes les voies hors des bonnes grâces du Cardinal, pour son élévation au cardinalat', comme des précipices.