Sur les choses. (Ibidem
9. Se sont rendus. (i66a-i838.) — 10. Estrerenu. (i66a-i688, 1717.)
II. Exister. (1804, a6, 38.) — Les éditions de 1689- 1754 suppriment entrt^ qni suit.
APPENDICE AUX MEMOIRES. So;
tions publiques, les mettroit à conyert de toute crainte ; mais, quand il y auroit du péril, que c'est le propre d^une rare vertu de se signaler plutôt dans la tempête que dans le calme, et que la mort, qui est égale a * tous les hommes, n*est distinguée que par l'oubli ou par la gloire*.
Ces discours empoisonnés firent d'autant plus dHmpression sur leurs esprits, que les hommes ont une inclination naturelle à croire ce qui flatte leur grandeur : si bien * qu'ils se laissèrent charmer par ces douces voix * de dieux tutélaires de la patrie et de restaurateurs de la liberté publique. Celui qui leur inspiroit ce venin avec plus d'artifice étoit Longueil, conseiller de" la grand chambre, lequel, avec de l'esprit et de l'ambition' de rendre sa fortune meilleure dans les divisions publiques, avoit, en des assemblées secrètes, préparé, depuis quelques années, plusieurs de ses confrères' à combattre la domination des favoris, sous couleur du bien du Royaume : de sorte que, dans la naissance de ces mouvements et dans leurs progrès, il étoit consulté comme l'oracle de la Fronde, tant qu'il a été constant dans son parti*.
Cependant le Parlement, paroissant appliqué à la réformation de l'État, s'assembloit tous les jours. Il avoit déjà supprimé des édits et des droits nouveaux ; il avoit révoqué les intendants des provinces et rétabli les trésoriers de France et les élus en la fonction de leur charge*; il prétendoit encore faire rendre compte de l'emploi des deniers levés depuis la Régence, et insensiblement il attaquoit l'administration du Cardinal. D'ailleurs la cour n'oublioit aucun moyen