‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 519 sur 569 · I. Leur emportement, tel. (i()6a-i · texte numérisé non relu

I. Leur emportement, tel. (i()6a-i

a. Mazarin était né dans le royaume des Deox-Siciles, qui releTait alor» de la couronne d'Espagne. Voyez p. 5o, note i. 3. Pour son ambition. (i66a-i838.]

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5i4 APPENDICE AUX MÉMOIRES.

aimes de la France dans la Toscane ' arec une extrême dépense d sans ayantage, et qu*il n'aToit pas assiste le dac de Guise dans la ré» Tolte de Naples* ; que, par ses propres intérêts *, il n'avoit pas Toiih accepter le traité de paix fait à Munster, et quUl TaToit éludé par le ministère de Serrien, sa créature ; que, par sa jalousie, il voaloit perdre le maréchal de Gassion lors de sa mort^, et même Monsieur le Prince en Catalogne ", parce que sa naissance et sa réputation loi donnoient de l'ombrage ; qu'il avoit épuisé la France d'argent, par des édita, pour l'enTojer en Italie ; qu'il s'étoit attribué la mtee puissance sur mer que sur terre après la mort du due de Brexé*; qu'il ne savoit que les affaires étrangères, encore avoit-il perdu la confiance et la bonne foi de l'opinion' parmi nos alliés, que le cardinal de Richelieu aroit établie pendant son ministère; et pour celles du dedans, qu'il n'en aToit aucune lumière, dont étoit une preuve certaine la confusion où elles étoient tombées*, puisque, d'un État tranquille, il l'avoit rendu divisé et plein de révolte ; qu'il vouloit gouverner le Royaume par des maximes étrangères, nullement propres à notre nation, et la cour par des adresses si fort reconnues *, qu'elles lui tournoient *^ à mépris; bref, qu'il n'étoit pas capable d'un si grand fardeau, et qu'il avoit perdu son crédit dans l'esprit des peuples.

A ces accusations l'on répondoit que ce n'est pas d'aujourd'hui que les étrangers ont eu part" au gouvernement de PÉtat, témoins les cardinaux de Lorraine et de Birague, le duc de Nevers, le ma* réchal de Retz'*; que le cardinal Mazarin a été nommé au cardinalat

I. Voyez ci-après, p. 5i5, note 6. — « On disoit qu'il aroit fait aanéger OrbiteUo, Piombino et Portolongone, non pas pour (aire respecter la Fnuwe en Italie, mais pour s*y faire redouter lui-même, et pour y acquérir des priudpaatés à ses parents; car il avoit voulu acheter Piombino du prince Lodovisio. » [Note de Védition de 1688.)

a. Voyez ci-dessus, p. 91, note i.

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