II. Ont part. (i66a-i
19. Charles de Lorraine, dit le Cardinal de Lorraine^ firère de FraBçmi dne de ddae, né en i5a4y mort en 1574. Arcbtvéqne de Reims ea i538, paîs
APPENDICE AUX MÉMOIRES. 5i5
par la France après des senrices considérables qu^il a rendus ' ; que le cardinal de Richelieu, qui connoissoit son intelligence, Tavoit destine pour son successeur à son ministère *, prévoyant les avantages que rÉtat en tireroit; que le feu Roi, qui ëtoit juste estimateur du mérite des hommes', après la mort du Cardinal, Tavoit fait chef du Conseil ; que la Reine, venant à la Rëgence, par la seule nécessite des affaires et conformément aux dernières volontés du feu Roi, Vy avoit laissé ; que ce choix avoit été approuvé par tous les gens sages du Royaume, et même des princes alliés de la couronne ; qu'ayant répondu par ses services à Tattente que Sa Majesté en avoit conçue, elle ne le pouvoit abandonner sans manquer à TÉtat, et de reconnoissance '* envers un si utile serviteur; de plus, que toutes les grâces se départent du consentement des princes, et que, bien loin de favoriser ceux qui étoient attachés aux intérêts de la cour, la plainte commune étoit que, dans la distribution, il considéroit préférablement les serviteurs de M. le duc d'Orléans et de Monsieur le Prince ; que toutes les affaires se proposent au Conseil, et que les résolutions s'y prennent ; que l'accusation de s'être opposé a la conclusion de la paix est chimérique, puisque, outre l'intérêt général, le sien particulier l'obligeoit à couronner un ministère glorieux de tant de grands événements par un traité qui Pauroit éternisé dans les affections du public ; mais qu'en effet les Espagnols l'avoient toujours traversé , dont il prenoit à témoin le duc de LonguevUle et même Messieurs les Princes; que l'expédition d'Orbitello* et de Portolongone * étoit la plus avantageuse que la France pût faire, et qui auroit plutôt porté les ennemis à une prompte paix, parce que ces places tenoient en sujétion les États du roi d'Espagne qui
cardinal (i547), il ent soiu François II Fadministration des finances. ^ René de Birague, né en iSog à Milan, mort en i583; garde des sceaux en 1570, chancelier de France après la mort de l'Hôpital (i573), cardinal en 1578. — Louis de Gonzague, duc de Nevers, né en iSBg, fils de Frédéric II, dac de Mantoae; surintendant des finances en iSgi* "-* Albert de Gondi, duc de Retz, né à Florence en i5aa, mort en 1603, maréchal en 1573, général des galères en 1579 : royes TalUmant de* Réaux, tome Y, p. 189 et suivantes. — À cette énnmération les éditions de 1688- 1754 ajoutent : « et le maréchal d* Ancre. »
I. Après aToir rendu des serrlces considérables. (1688- 17 54.)
a. An ministère. {Ibidem,)