II. Ne se ménageoit
la. Ni en effet ni par discours. (1662-1664, 1717» x8o4f 26, 38.) — Hi en effeu ni en discours. (1688- 1754.) i3. Par leurs intérêts. (1662-1754.)
5iS APPENDICE AUX MÉMOIRES.
ûé. Après la mort du cardinal de Richeliea, Sa Majesté partagea lei affaires* A eux deux et à de Noyers*, qu*ils ruinèrent inoontinait, et demeurèrent dans une ëtrqite union jusques k la Rëgence. La Reme, qui aToit été persécutée par le feu cardinal de Richelieo, prit ea ayersion Charignj, et voulut sa perte ; le cardinal Mazarin, ou ptr une heureuse rencontre d'étoiles, ou par son adresse, ou plutôt par Tentremise du milord Montaigu' et de Beringhen*, fut non-aeolement conservé auprès de Sa Majesté*, mais elle lui donna Pentière direction des affaires : or, quoique Chavignj en attendit une grande protection dans sa chute, il ne s'emplojr^ qu*â l*adoocir et à le défendre de tomber dans le précipice, parce que la faTeur, aussi bien que l'amour, ne se partage point, et ne souffre aucun compétiteur. En effet on dépouilla son père de la surintendance, et lui de la charge de secrétaire d'État ; seulement on lui laissa* ce rain titre de ministre avec Tentrée dans le conseil d'en haut ', sans aucun emploi ni considération. Voilà ce que le Cardinal donna à l'ancienne amitié, et aux étroites obligations auxquelles on fait assez souvent banqueroute dans le monde. Chavigny, piqué de ce traitement, qu'il dissimula pendant cinq ans avec beaucoup de prudence, conçut le dessein * de profiter de ces conjonctures * présentes, et pour se venger, et pour s'élever sur les ruines du Cardinal. Pour cela , jugeant que Monsieur le Prince, après la bataille de Lens, donneroit la loi à la cour'^y il s'ouvrit au duc de Châtillon", au retour'* de l'armée, sur l'état présent des affaires, qu'il trouva" disposé k l'écouter, par haine'* contre le Cardinal, qui le faisoit languir dans l'attente da