II. Voyez les Mémoires de Reiz^ tome II, p. 3 et
la. A son retour. (1804, a6p 38.) — i3. Et il le troata. (1688-1754.) 14. Par U haine. (1662-1754.)
APPENDICE AUX MÉMOIRES. Sig
bâton de marchai; mais, comme la pmdence se relâche d'ordinaire dans Texcès de nos désirs, il fit la même confidence à Ferrant', en qui ne trouvant pas la correspondance qu'il desiroit, il s'en repentit, et éprouva que celui à qui tous dites votre secret devient maître de votre liberté. En effet. Ferrant» redoutant avec raison le génie de Chavignj-, s'il approchoit Monsieur le Frince, ne déguisa rien de leur conversation au Cardinal, qui le fit arrêter par Drouet dans le château de Vincennes, dont il étoit gouverneur*. Cet emprisonnement donna matière au public, qui n'en savoit pas les causes secrètes ', de blâmer l'ingratitude du Cardinal, et ses ennemis dans le Parlement représentèrent cette action avec des couleurs très-noires.
Eln ce temps-là, on ôta les finances à Émeiy, qui fut* un remède innocent '*, parce que le mal avoit fait trop de progrès pour s'arrêter* en sa personne, et le prétexte de la réformation de l'État étoit changé en ' un dessein formé ' de perdre le Cardinal ; car, comme l'autorité des princes et des ministres ne se maintient que par la crainte ou l'admiration, sa foiblesse lui suscitoit des ennemis, à vue d'œil, qu'il n'avoit jamais offensés. Eln effet, le Broussel *, Charton et Viole*®, dans l'assemblée des chambres, le désignèrent; mais Blasmenil et le président de Novion ' * le nommèrent , et il y fut arrêté une députation solennelle vers M. le duc d'Orléans, Monsieur le Prince, et M. le prince de Conti, pour les supplier de se joindre à la Compagnie, et d'apporter des remèdes effectifs aux maux qui menaçoient l'État.
I . Searétaire de Henri prince de Condé, et depuis président de U chambre des comptes de Paris. {Note de PétUtion Je 1688.) — Sar cette eondoite de ChaTigny, voyes, ao tome II des Mémoires de Relt^ la note a de la page 79, i la fin de laquelle M. Feillet, par soite de l'erreor, accréditée jnsqa'id, a mentionné comme étant de la Rochefoucauld le passage de Vineuil auquel se rapporte le présent renvoi.
a. Drouet ou de Droit, comme écrit Mme de Motterille, qui raconte l'affaire en détail dans ses Mémoires (tome II, p. igi-iQB); il éuit capitaine aux Gardes.