‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 532 sur 569 · En si haut point. (i66a-i · texte numérisé non relu

En si haut point. (i66a-i

7. Voilà ce portrait de Mme de Longnerille, si souvent cité jusqu'ici comme étant de la Rochefoncaold. Rapprodiea-le des termes employés par ce

5!i6 APPENDICE AUX MÉMOIRES.

En ce temp»-là, le prince de BfarciUae ' aroit part dans ton eqwit, «t, comme il joignoit Tambition* à son amour, il lui inspira le desr des affaires, encore qu^elle j edt une areraion naturelle^ et t'aida de la passion qu*elle avoit de se renger de Monsieur le Prince en lui opposant le prince de Conti. Le Coadjuteur fut heureux dans son projet par la disposition où il trouva le frère et la sœur, qui se lièrent avec les Frondeurs par un traite, dans lequel entra le duc de LongueviUe, pousse par des espérances de faire réuaair au Parlement ses prétentions mal fondées de prince du sang*. La cour, Tojant que les menées de ses ennemis prévaloient à un point ^e Ton demandoit ourertement la perte du Cardinal, mit toute son espérance en M. le duc d'Orléans et en^ Monsieur le Prince, et crut que leur union à Leurs Majestés les mettroit à la raison. Or, comme le mal avoit pénétré si avant qu'il falloit la force pour le déraciner, elle jugea que la nature tempérée de M. le duc d*Orléans y seroit moins propre que celle de Monsieur le Prince, incapable de toute modération, joint à cela que sa réputation dans la guerre, Téclat de ses victoires, le secours de ses troupes, donneroient de la terreur dans les esprits' : de sorte que Ton s'appliqua particulièrement à l'acquérir à une cause si juste. La Reine y employa des persuasions puissantes : à savoir des larmes et des paroles assez tendres, en lui disant qu'elle le tenoit pour son troisième fils. Le Cardinal lui promit qu'il seroit toute sa vie dépendant de ses volontés; le Roi même, en Tembrassant, lui recommanda le salut de son État et de sa personne, si bien que la cour le considéroit comme le principal défenseur de sa fortune; mais ceux qui le déterminèrent absolument * furent le maréchal de Crament et le Tellier' par de semblables persuasions : ils lui représentèrent que, de degré en degré ■, le Parlement envahissoit toute l'autorité; que, sans borner son ambition par la déclaration du a8 octobre*, non-seulement il vouloit connoitre des affaires de la guerre, mais encore se donner le pouvoir d'ôter les ministres, afin

dernier, U première fois qu'il parle de la duchesse dans ses Mémoires, p. 8f et 8a.

I . Le fntur duc de la Rochefoucauld, l'auteur des Mémoires qui précèdent.

a. Son ambition. (1662-1754.)

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