Dn gouTemement du Pont-de-rArcfae. (1804, a
Turenne; maïs, soit qu*U ne s*y fioit pas* beaucoup, ou quUl conçut d'autres espérances, il apporta tous les obstacles qu'il put à la conclusion de la paix : ainsi la fidélité est rare dans les guerres civiles pour les mutuelles liaisons et correspondances qui se trouvent* entre les gens de différents partis, et il y a toujours des traités particuliers qui précèdent le traité général. Par* ces accords secrets, des cbefs si considérables, ne conservant que de la bienséance pour leur parti, nécessitoient les plus zélés d'acquiescer à la paix, ou de témoigner une impuissance lionteuse.
Cependant les conférences à Ruel se pensèrent rompre sur la nomination que la Reine fit du Cardinal pour député*, conjointement avec les deux princes : ceux du Parlement ne le pouvoient" admettre, puisqu'il avoit été condamné ; on prit l'expédient de négocier par deux députés de cliaque parti , qui furent le Cbancclier et le Tellier pour la cour, et le président le Coigneux et Viole pour le -Parlement. Enfin, après plusieurs débats et contestations, l'on demeura d'accord de la paix, dans laquelle, quoique le Cardinal fût conservé, il ne laissoit pas de se plaindre aux Princes qu'il avoit été subhasté *, par un terme de l'ancienne Rome, et qu'il lui falloit restituer les meubles et habits' vendus par arrêt du Parlement. Cette plainte leur sembla' peu importante, à l'égard de la nécessité* où les mettoit l'approcbe de l'armée d'Espagne. Le» principaux articles étoient qu'on renvoyeroit le député de l'Archiduc sans réponse, une amnistie pour tout le parti, toutes les déclarations et arrêts révoqués et annulés depuis le 6« janvier, et les semestres des parlements de Normandie et Provence supprimés à certaines conditions'^. Ceux qui étoient ennemis de cette paix pri-