De toutes les erreurs
11. Que, vu la nécessité des affaires, il ne pouToit. (1688-1754.) — Cet éditions omettent plus loin ce membre de phrase : « dont il étoit pressé.... des affaires. »
12. Qu'il ne pouvoit différer encore longtemps. (1804, 26, 38.)
55o APPENDICE AUX MÉMOIRES.
eât ', dont il ëtoit preflêë par les deax* princes et par la nécessité des affaires, tourna toutes ses pensëes à pratiquer ceux qui pourroient contribuer à sa sûreté à Tégard du prince de Gonti et de Mme de Longuerille '. II s'engagea aTeo le prince de Marcillac de lui procurer les honneurs du Lourre ^, dont jouissent les principales maisons du Ro^ume ; il n'oublia aucune promesse enTers la duchesse deMontbazon", qui aroit une autorité entière et absolue sur le due deBeaufort; il promit, dès ce temps^là, la surintendance au président de Maisons, frère de Longueil, et, quant au Coadjnteur, comme il étoit en liaison arec la duchesse de ChcTreuse, qui, dans la confusion des temps, étoit revenue de son exil de Flandres à Paris avec le marquis de Noirmoutiers et de Laignes , le Cardinal étoit entré en quelque conférence arec elle sur son sujet : si bien que les supports de ce parti, refroidis par ces pourparlers, étoient encore assez aises de couvrir la foiblesse de leur crédit, qui auroit para, s'ils eaf> sent tenté de s'opposer au concours du plus grand nombre, qui demandoit la présence du Roi à Paris.
Mais le Cardinal, encore qu'il eât besoin de l'appui de Monsieur le Prince pour son rétablissement, soit qu'il crât qu'il s'en pourroît passer, par le moyen de ses nouvelles pratiques, soit qu'efTectivement il ne pouvoit plus respirer* sous le joug de ses obligations, qui lui sembloit trop pesant, avoit entretenu avec lui, pendant son éloignement, un commerce seulement de bienséance, et le traitoit ' comme un ami suspect. En effet. Monsieur le Prince sentoit avec peine les prospérités de la cour, pour lesquelles il s^étoit aveuglément passionné auparavant. Il avoit eu inquiétude du siège de Cambrai et fut bien aise d'apprendre qu'il fât levé. Les troubles de Gnyeaant et de Provence, avec les difficultés du retour du Roi à Paris, lui plaisoient assez, d'autant qu'il avoit pénétré l'intérieur du Cardina], qui ne pensoit qu'à surmonter tous ces embarras présents pour recouvrer une autorité absolue et indépendante. Toutefois Û ne fomentoit point ses mécontentements, ni en secret ni en public, comme s'il eût voulu laisser dormir son ressentiment pour le faire éclater avec plus de violence. Au contraire, à son retour de Bourgogne a Paris, sans avoir encore vu la cour, il sollicita puissamment ses amis