N^étoit point. (1817, a
4< Henri d^Escars de Saint-Bonnet, seigneur de Saint-Ibar, ou, comme portent les éditions de 1836 et de i838. Saint- Ibal, ou encore, comme souvent ses lettres sont signées, Saint-Tibal. Sur ce personnage et les dbux suivants, voyez le tome I des Mémoires de RetZy p. 141, notes i, 9 et 3.
5. Gentilhomme normand attaché an duc de Longueville. —Les éditions antérieures ajoutent ici Campion. Ce nom pourrait bies avoir été omis par mégarde dans notre manuscrit. 11 y avait deux frères Campion, Alexandre et Henri. U s'agirait ici du premier, qui fut suocetsivement attaché au comte de Soissons (Retz, tome ï^ p. i5i, rappelle c son domestique »), au duc César de Vendôme et au duc de Longueville.
a6 MÉMOIRES. [i636J
et Bardouville ^ gens difficiles et factieux, affectant' une vertu austère, et peu sociables, s*ctoient rendus maîtres de l'esprit de ce prince * ; ils avoient fait une liaison étroite de Monsieur et de lui contre le Cardinal, par Fentremise du comte de Montrésor *, qui suivoit en tout, par une imitation affectée, les manières et les sentiments de Saint-Ibar et de Yaricarville.
Quelque considérable que fût cette union de Monsieur et de Monsieur le Comte, elle étoit néanmoins trop foible pour ébranler la fortune du Cardinal par des intrigues : on eut recours à d'autres voies, et ils résolurent de le tuer quand ils pourroient le faire sûrement. L*occasion s'en présenta bientôt après : un jour que le Roi tint conseil dans un petit château, à une lieue d'Amiens, où Monsieur, Monsieur le Comte et le Cardinal se trouvèrent, le Roi sortit le premier, pour retourner à Amiens, et quelques affaires ayant retenu plus d'une demi -heure le Cardinal avec ces deux princes, ils furent pressés par Saint-Ibar, par Montrésor et par Yaricarville d'exécuter leur entreprise ; mais la timidité de Monsieur et la foiblesse de Monsieur le Comte la rendirent vaine : le Cardinal connut le péril où il étoit ; le trouble parut sur son visage, il laissa Monsieur et Monsieur le Comte ensemble, et partit avec précipitation. J'étois présent, et bien
I. Autre gentilhomme normand, un des esprits forts du temps, a. Dans le manuscrit, arec accord, affectants,