‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 74 sur 569 · Pouvoient. [Ibidem · texte numérisé non relu

Pouvoient. [Ibidem

5. Chavigny avait recommandé à du Tremblay, gouverneur de la Bastille, frère du P. Joseph du Tremblay, le confident de Riche-

Ce peu de temps que j y demeurai me représenta plus vivement que tout ce que j'avois vu jusqu'alors rimage aflreuse de la domination du CardinaP. Ty vis le maréchal de Bassompierre ', dont le mérite et les agréables qualités étoient si connues' ; j'y vis le maréchal de Yitry ^, le comte de Gamail ', le commandeur de

Ueu, qu*on eût c à bien loger » le prince de Marcillac, et qa*on lui permit de se promener sur la terrasse. Voyez dans ATadame de Chevretue, p. 435, note, le texte du billet ëcrit par Cha-

▼igny.

I . LUmage de la cruauté de V administration du Cardinal, -^ Cette leçon est ainsi imprimée en italique dans Tëdition de 1817, où se trouTe cette note : t Ces mots sont, dans le manuscrit, de la main de M. de la Rochefoucauld. » — Les éditions de 1896 et de i838 terminent la phrase par ces seuls mots : « Timage de U Tengeance ; > et au sujet de cette variante, on lit dans toutes deux ^annotation suivante : c Dans notre manuscrit, les mots de la vem^ geanee sont écrits au crayon. »

9. On voit dans les Mémoires de la Porte ^ où il est parlé longuement (p. 383-386) de ces prisonniers de marque, que Tage avait ôté la mémoire à Bassompierre (voyez ci-dessus, p. 18, note 8), et qu'il rabâchait sans cesse « Thistoire de ses amours. »

3. Notre manuscrit fait ainsi accorder le participe avec le second substantif; tel est aussi le texte de l'édition de 18 17 ; celles de 1826, 38 donnent connus,

4. Nicolas de THôpital, marquis, puis duc de Vitry. U avait été créé maréchal en 1 617, le jour même où il s'était chargé de l'assassinat du maréchal d'Ancre. Emprisonné en 1637, à la suite d'une violente querelle avec l'archevêque de Bordeaux, Henri de Sourdis, il ne sortit de la Bastille qu'après la mort de Richelieu, n mourut en 1644*

5. Adrien, comte de Monduc, petit-fib du maréchal de Montluc, incarcère après la journée des Dupes, mort en 1646. Il était, par sa femme, comte de Cramail ou Garmain. Régnier lui a dédié sa satire 11^ sous ce nom : A monsieur le comte de Caramain 'i^ édition, 1608; dans les suivantes Garamain), Retz lui fit à la Bastille, durant sa détention, une visite , qu'il raconte dans ses Mémoires (tome I, p. 1 59- 161), où se noua le complot qui avorta par la mort du comte de Soissons, tué à la Marfée. Le comte de Cramail a publié, tous le nom de sieur Devaux, on livre grotesque. Us Jeux

Jars^, le Fargîs*, le G>udray-Montpeiisîer*, Vaulier*, et un nombre infini de gens de toutes conditions et de tous sexes, malheureux et persécutés par une longue et cruelle prison '. La vue de tant d^objets pitoyables augmenta encore la haine naturelle que j'avois pour l'administration du cardinal de Richelieu. Le maréchal de la Meilleraye me vint tirer de la Bastille, huit jours après m'y avoir mené, et j'allai avec lui à Ruel * remercier le Cardinal de la liberté qui m'étoit rendue ''. Je le trouvai froid et sérieux; je n'entrai point* en justification sur ma conduite : il me parut qu'il en étoit piqué ; et je me

de r Inconnu (Rouen, i63o, in-8<>) ; on lai doit en outre la Comédie des Proverbes (16 16).

I. Et non de Thouars, comme porte IVdition de 1817. — François de Rochechouart , chevalier de Jars , commandeur de l'ordre de Malte, avait été arrête en i633, lors de la disgrâce de Chateauneuf (voyez plus haut, p. 19). Condamne à mort, il avait reçu son pardon sur Tëchafaud même.

a. Charles d'Angennes, comte de Fargis ou du Fargis, ancien ambassadeur de France en Espagne, avait été emprisonné le 14 f<^ Trier i635. Voyez sur lui, et sur sa femme, une Historiette de Tallemant des Beaux ^ tome II, p. iai-ia4*

3. Henri d'Escoubleau, marquis du Coudray-Montpensier, était attaché au duc d*Orléans. U avait été arrêté en même temps que du Fargis.

4. Premier médecin de Marie de Médicis, puis de Louis XrV, mort en i65a, avait été emprisonné après la journée des Dupes.

5. Pour la plupart, cette prison ne fut pas si cruelle, si Ton en croit Retz, tome I, p. 1 5 9- 16a.

6. Les mots à Ruel ne sont pas dans l'édition de 1817. — Le château de Ruel ou Rueil, entre Paris et Saint>Germain, sur les bords de la Seine, était la résidence d'été du cardinal de Richelieu, qui y donnait des fêtes d'une magnificence presque royale. Voyez le Dictionnaire géographique de Thomas Corneille , 1708 , au mot Ruel; et V. Cousin, la Jeuneue de Madame de LonguevilU^ p. i6a.

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