II
Tarrivai à Paris aussitôt après la mort du cardinal de Richelieu. La mauTaise santé du Roi , et le peu de disposition' où il étoit de confier ses enfants et le gouvernement du Royaume à la Reine me firent espérer de trouver bientôt des occasions considérables de la servir*. Je trouvai la cour pleine d'agitation ^, étonnée de la mort du cardinal de Richelieu, et respectant encore son autorité * ; ses parents et ses créatures y avoient les mêmes
I . Eo tête des pages qui suivent, on lit dans le manuscrit D de la Roche-Gujron cette note, d^une écriture ancienne : « Ici commencent les Mémoires de la Régence^ qui n^ont de commun avec le petit morceau imprimé sous ce titre que le fond des faits : Tordre des matières, la marche de la narration et le style en étant totalement différents, ce qui rend ce morceau absolument neuf. > — Nous donnons dans V Appendice de ce volume « le petit morceau imprimé J dont parle cette note. C'est par lui que commencent les Mémoiru de la Bocliefoueauld dans les éditions anciennes. U parait être, nous Pavons dit dans la Notice^ une première rédaction de notre auteur, et correspond aux pages 49~79 de notre texte, depuis : a J'arrivai à Paris..., » jusqu'à : c .... pour persuader de plus en plus à la Reine qu'elle la vouïoit gouverner. » C'est dans les éditions de i688« 1804 (exclusivement) qu'il est précédé de ce titre, dont les premiers mots sont mentionnés dans la note de notre manuscrit D : Mémoires de la régence d'Anne d'Autric/te, mère de Louis XI F, Dans les éditions antérieures à 1688 et dans celle de 17 17, il est intitulé : Mémoires de M, D. L, R. , contenant les brigues pour le gouvernement à la mort de Loms XIII,