Que son confesteor. (1817, s
le confesseur fut chassé, et M. des Noyers, qui vit le changement du Roi, demanda de se retirer', et il eut ordre de traiter de sa charge de secrétaire d'Etat. M. le Tellier' en fut pourvu; le cardinal Mazarin, qui Tavoit connu en Piedmont, où il servoit d'intendant, le proposa au Roi. Il a Tesprit net, facile, et capable d'affaires; personne n'a su avec plus d'adresse se maintenir dans les diverses agitations de la cour, sous des apparences de modération ; il n'a jamais prétendu à la première place dans le ministère, pour occuper plus sûrement la seconde.
n me parut que ce changement de M. des Noyers n^avoit rien diminué des espérances de la Reine, et qu'elle étoit moins aigrie contre les deux ministres qui restoient. Le cardinal Mazarin avoit eu le temps de se justifier auprès d*elle par ses amis , qui le servoient utilement, et par des conversations secrètes qu'il avoit avec elle, dont elle ne donnoit point de part à ses anciens serviteurs * ; il justifia même en quelque sorte cette déclaration injurieuse dont je viens de parler; il la fit passer comme un service important qu'il rendoit à la Reine, et comme le seul moyen qui pouvoit faire consentir le Roi à lui donner la Régence. Il lui fit voir qu'il lui importoit peu à quelles conditions elle la reçût, pourvu que ce fût du consentement du Roi, et qu elle ne manqueroit pas de