Vae. : Le caprice de V humeur. (Manuserit.) — Voyez les
Là RoGurouGÂULD. I 4
5o RÉFLEXIONS OU SENTENCES
L'attachement ou rindifférence que les philosophes avoient pour la vie n'étoit qu'un goût de leur amourpropre, dont on ne doit non plus disputer que du goût de la langue, ou du choix des couleurs ^ (éd. i*.)
Notre humeur met le prix à tout ce qui nous vient de la fortune*, (éd. 2.)
XLvm
La félicité est dans le goût, et non pas dans les choses ; et c'est par avoir ce qu'on aime qu'on est heureux, et non par avoir' ce que les autres trouvent aimable.
(bd. I*.)
maximes 47» 61, aSa, ago, 6a5, la note delà maxime 890 , et la 10* des Réflexions diverses,
I. Vab. : Le désir de vivre ou de mourir sont des goûts de /*amourpropre , dont il ne faut non plus disputer que des goûts de la langue, ou du choix des couleurs. {Manuscrit,) — L'attachement ou TindifTérence pour la vie sont des goûts de Tamour-propre, dont on ne doit non plus disputer que de ceux de la langue, ou du choix des couleurs. (i665.) — L'attachement ou l'indifférence pour la vie, qi^ avoient Us pîùlosophesy n'étoit qu'un goût de leur amour^propre, dont on ne doit non plus disputer que de ceux de la langue, etc. (1666.) — Il est probable que cette pensée , sous sa première forme, n'avait pas paru assez chrétienne; aussi l'auteur l'a-t-il mise au compte des philosophes païens. — Rapprochez des maximes ai, aa, a3 et 5o4>— ' Vauvenargues (p. 79) : c L'amour-propre n'empêche pas qu'il n'y ait, en toutes choses, un bon et un mauvais goût, et qu'on n'en puisse disputer avec fondement. 1
a. Voyez les maximes 45 et 61.
3. Vah. : et non pas par avoir. (i665 et i666.) — On trouve une idée analogue à celle-ci dans la maxime 563. — > Héradite^ cité par
ET MAXIMES MORALES. 5i
On n*est jamais si heureux ni si malheureux qu'on s'imagine^, (éd. i*.)
Ceux qui croient avoir du mérite se font un honneur d'être malheureux, pour persuader aux autres et à euxmêmes qu'ils sont dignes* d'être en butte à la fortune'.
(ÉD. l*.)
Rien ne doit tant diminuer la satisfaction que nous avons de nous-mêmes que de voir que nous désapprou-
Montaigne {Kssaîs y livre H, chapitre xn, tome II y p. Sgg), disait : c Qae toutes choses auoient en elles les visages qu*on y trouuoit. »
I. Dans les quatre premières éditions : c que Con pense, i — Dans le manuscrit : c On n*est januiis si malheureux qu^on craint ^ ni si heureux qu'on espère, i — Autre -version du manuscrit : « Les biens et les maux sont plus grands dans notre imagination qu^ils ne le sont en effet , et on n*est jamais si heureux ni si malheureux que Von pense, i — ^ L*abhé de la Roche rappelle que c le cardinal de Riche* lieu avoit coutume de dire qu*il y a des révolutions si grandes dans les choses et dans les temps, que ce qui paroit gagné est perdu, et que ce qui semble perdu est gagné. » — Voyez la maxime 57a.
9, Vae. : Ceux qui se sentent du mérite se piquent toujours d'être malheureux, pour persuader aux autres et à eux-mêmes qu^ils sont aunléssus de leurs malheurs, et qu'ils sont dignes.... (i665.)
3. Vae. :.... pour persuader aux autres et à eux-mêmes qu'ils sont de véritables héros ^ puisque la mauvaise fortune ne s* opiniâtre Jamais à poursuivre que les personnes qui ont des qualités extraordinaires. {Manuscrit.) — Duclos (1806, tome I, p. i3i, Considérations sur les mœurs de ce siècle, chapitre v) : c Celui dont les malheurs attirent l'attention est à demi consolé. 1 — Vauvenargues (p. 84) trouve cette pensée de la Rochefoucauld commune , aussi bien que la 48*. — *" Voyez là maxime $73.
vons dans un temps ce que nous approuvions dans un autre*, (éd i*.)
LU
Quelque différence qui paroisse* entre les fortunes, il y a néanmoins' une certaine compensation^ de biens et de maux qui les rend égales*, (éd. i*.)