Vab. : il vise à un endroit, (i
3. Vab. : l'achemine, (i665.) Peut-être ce mot, qui s'accommode mieux avec insensiblement^ est-il à regretter.
4. Pascal dit dans le même sens {Pense'es, article VU, 4) ' * Tout notre raisonnement se réduit à céder au sentiment. 1 — Cette maxima n*est, au reste, qu'un commentaire de la 10 a* : « L'esprit est toujours la dupe du cœur, » et ce commentaire, Tauteur l'a emprunté i Mme de Schomherg , qui s'exprime ainsi dans la critique qu'elle avait faite de quelques maximes de la Rochefoucauld, à la prière de Mme de Sahlé (voyez dans le présent volume, Pensées de Mme de Sehomberg^ etc.) : c Je ne sais si vous l'entendez comme moi, mais je l'entends, ce me semble, bien joliment, et voici comment : c'est que l'esprit croit toujours, par son habileté et par ses raisonnements , faire faire au cœur ce qu'il veut ; mais il se trompe, il en est la dupe; c'est toujours le cœur qui fait agir Tesprit; l'on suit tous ses mouvements, malgré que l'on en ait, et Ton les suit même sans croire les suivre. > — Voyez aussi les maximes io3, 108 et 460.
elles ne sont, en effet, que la bonne ou la mauvaise disposition des organes du corps ^. (éd. i.)
Le caprice de notre humeur* est encore plus bizarre que celui de la fortune, (éd. i *.)
X . Ghaolieu (t. II, p. 1 4 1 , édition de 1 757) a dit dans le même sens :
Bonne on mauYaise lanté Fait notre philosophie.
Voyez la maxime 397. — Montaigne (^Essais, livre II, chapitre xu, tome n, p. 36 1) : t II est certain que nostre appréhension , nostre iugement, et les facnltez de nostre ame en gênerai souffrent selon les moDuements et altérations du corps. 1 — Vauvenargues (p. 79) : c On pourroit dire sur ce fondement : la sagacité et Timbéciliité sont mal nommées; elles ne sont^ en effet, etc. Mais qui ne Yoit la fausseté de cette maxime? L'imbécillité et la sagacité, la force et la foiblesse de Vesprît sont-elles moins réelles et moins distinctes, pour être fondées sur la disposition de nos organes? Si la force du corps entratnoit nécessairement celle de Tesprit, il seroit assez raisonnable de les appeler du même nom ; mais puisque ces deux avantages sont si rarement unis , ne faut-il pas avoir aussi deux expressions pour caraetériser deux choses, non-seulement séparables, mais presque toujours séparées? » — La Harpe dit i son tour (tome VII, p. 360): c II est très-faux que la force d*esprit dépende toujours de la disposition du corps ; il est démontré par des faits sans nombre que cette force peut se trourer dans le corps le plus mal disposé. Quand le maréchal de Saxe, gonflé d*hydropisie, ne pouvant se mouvoir sans douleur, se faisait porter, à Fontenoy, dans une gondole d*osier, et disait en riant : // serait plaisant que ce fût une balle ou un boulet qui me fît la ponction, la force de son &me était-elle mal nommée? N'était-ce que la bonne disposition de ses organes ?% — Cicéron ( Tuseulanes^ livre I, chapitre xxx) dit bien, ce nous semble, k quoi doit se réduire, pour être Traie, la pensée de la Rochefoucauld : Ipsi animi magni refert quali in corpore loeati sint ; muba enim e corpore exsistunt qum aeuant meniem, multa quasobtundant, t II importe beaucoup dans quel corps l'Ame est logée ; car nombre de qualités corporelles aiguisent l'esprit, et nombre d'autres l'émoussent. »