DIX
Dieu a permis, pour punir F homme du péché originel, qu'il se fit un Dieu' de son amour-propre, pour en être tourmenté dans toutes les actions de sa vie*.
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L'intérêt est l'àme de l'amour-propre^, de sorte que comme le corps, privé de son àme, est sans vue, sans ouïe, sans connoissance, sans sentiment et sans mouvement, de même, l'amour-propre séparé, s'il le faut dire ainû, de son intérêt, ne
I. La i^ édition du Dictionnaire de V Académie (1694) définit ainsi ce proverbe, à l'article Fourgon : « Cela se dit d'un homme qui se moque d*an antre qui auroit autant de sujet de se moquer de lui. » — Montaigne {Essais^ livre III, fin du chapitre v, tome III, p. 36 1) cite également œ proverbe sons cette forme : « Le fourgon se mocque de la paele. » — Rapprochei de la maxime 567.
a. Bfme de Sablé avait repris dans le fonds commun cette pensée qui lui appartenait sans doute, car, dans le recueil de ses Maximes, on trouve sons le numéro 7a : « Ceux qui sont assez sots pour s*estimer seulement par leur no-> blesse méprisent en quelque façon ce qui les a rendus nobles , puisque ce n'est que la vertu de leurs ancêtres qui a fait la noblesse de leur sang. » La Rodiefoncauld a pu restituer sans regret cette réflexion assez insignifiante. — Meré {maxime 436) : «c L'honnête homme ne se souvient jamais de sa noblesse qoe pour s'en rendre plus digne, c'est-à-dire pour derenir plut sage et phis vertueux. »
3. Biaise et Aimé-Martin donnent cette maxime d'après une lettre à Mme de SiàAik (Portefeuilles de Fallant^ tome II, f* a56); leor texte porte, par erreur : « se fit un bien^ » pour « se fit un Dieu. »