X. Yar. : le iiMiyen. {Manuscrit
a. M. de Barthélémy remplace, aimi que Brotier, déplaire par plaire,
3. Yoyex la maxime 242. -— Boileaa {épure IX, Tert 80) parie également d*iui importun
Qui ne déplatt enfin qoe pour Tonloir trop plaire.
— La pensée de la Rochefoucauld a quelque analogie avec la maxime 345 de Meré : « Ceux qui 9*aiment trop sont en danger d'être haïs de tout le monde. »
4. C'est textuellement le dernier membre de phrase de la maxime 265. * Rapprochez aussi des maximes 337 ^^ 375.
5. Le clievalier Temple, cité par Brotier (p. 954), a dit dans un sens analogue : « Le caractère de l'esprit change comme les modes, w — Toyei les maximes 45, aSa, et la 10* des Réjiexions diverses,
6. Cette première phrase, qui est comme le thème de cette réflexion, se trouve une autre fois dans le manuscrit, sons cette forme : « La mérité est le
MAXIMES SUPPRIMÉES. !i63
sanroit être belle et parfaite, si elle n'est véritablement tout ce qu'elle doit être, et si elle n'a tout ce qu'elle doit avoir*. (i665*, n®ccLX.)
DCXXVII
Il y a de belles choses qui ont plus d'éclat quand elles de* meurent imparfaites que quand elles sont trop achevées*. {i665, n? ccLxii.)
Dcxxvni
La magnanimité est un noble effort de l'orgueil, par lequel il rend l'homme maître de lui-même, pour le rendre maître 4le toutes choses*. (i665, n° cclxxi.)
DGXXIX
Le luxe et la trop grande politesse dans les États sont le présage assuré de leur décadence, parce que tous les particuliers s'attachant à leurs intérêts propres, ils se détournent du bien public^. (i665*, n° cclxxxu.)
fondement et la justification de la beauté. » Elle appartient à J. Esprit; la Rochefoucauld, qui ne l'entendait pas clairement (voyex sa lettre du a4 octobre 1660), a Toulu l'expliquer par ce qui suit, et en a fait la maxime a6o de sa première édition ; mais il l*a supprimée dès la seconde.
I. Yar. : Une chose.... est belle et parfaite, si elle est tout ce qu'elle doit être, et si elle a tout ce qu'elle doit avoir. (Manuscrit,) ~~ Les demiera mots : « et si elle n'a, etc., » manquent dans l'édition d'Amelut. — Rapproches ^e la I'* des Réflexions diverses , et de la Lettre du chevalier de Meré,
a. Yojez la 16* des Réflexions diverses,
3. C'était une répétition affaiblie de la maxime 248 , qui elle-même répète k peu près les maximes 246 et a85. — J. Esprit (tome II, p. 287) : « La magnanimité est, pour le dire ainsi, la fièrre chaude de l'Ame. »
4. Yar. : La politesse des États est le commencement de la décadence, parce qu^elle applique tons les particuliers à leurs intérêts propres, et les détourne du bien public (Manuscrit,) — Yauvenargues, dans nn Fragment sur le luxe (Œuvres posthumes et Œuvres inédites^ p. 68), incline k croire également qu'il « prépare, dans la grandeur même des empires, leur inéritable mine. » — c On est peut-être surpris, dit l'abbé Brotier (p. a55), que le duc de la Rochefoncault n'ait pas consenré cette pensée au nombre des Maximes. Je pense qu'il a été retenu par le succès de Colbert. Sous son administration à jamais mémorable, ce grand homme Toulut que l'État eût nn laze public et un grand ton de politesse. »
DCXXX
De toutes les passions, celle qui est la plus inconnue à nousmêmes ^ c^est la paresse; elle est la plus ardente* et la plus maligne de toutes, quoique sa violence soit insensible, et que les dommages qu'elle cause soient très-cachés. Si nous consi* dérons attentivement son pouvoir, nous verrons qu'elle se rend en toutes rencontres maltresse de nos sentiments, de nos intérêts et de nos plaisirs ; c'est la rémore ' qui a la force d'arrêter les plus grands vaisseaux ; c'est une bonace plus dangereuse aux plus importantes affaires que les écueils et que les plus grandes tempêtes. Le repos de la paresse est un charme secret de l'âme qui suspend soudainement les plus ardentes poursuites et les plus opiniâtres^ résolutions ; pour donner enfin la véritable idée de cette passion, il faut dire que la paresse est comme ^ une béatitude de l'Ame, qui la console de toutes ses pertes, et qui lui tient lieu de tous les biens*. (1665*^, n**ccxc.}