‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 239 sur 364 · Brotier et Duplessis : « de saToir se soumettre · texte numérisé non relu

Brotier et Duplessis : « de saToir se soumettre

7. Conduite^ dans le sens de direction. — La maxime a83, mieux rédigée, rendait celle-ci inutile. — Voyez la maxime 378, qui semble contradictoire à celle-ci, car elle suppose que les conseils sont toujours inefficaces. — Voyez ansai le Portrait de la Bpche/oucauld fait par lui-mime^ ci-dessos, p. 9.

DCXU

On doit se consoler de ses fautes quand on a la force de les

avouer*. {1675, n** gcclxxy.)

I . Yoyes les maximes aoa, 41 1 et 457. <— Le SuppUmêni de l'éditioa de 1693 (d* 40) dit à peo prêt de méiiie : «Lw fimlot sont umjomrs pardoiuuMês quand on a la force de les «Tooer.» — Le cardinal de Rets dit^ de son oMé» dans ses Mémoires (édition ObampollioB-FIgeBC, tome II, p. 47 , chapitre zm) : « Il est d*on plus grand homme de saToir aroner nne Cinte que de nvoir ne la pas £sire. » — Le Cardinal et le Doc fidsaient nn retour sur leurs propres fautes , et trooTaient ainsi le moyen de sVjs eomsoUr, Est-il besoin de frire remarquer que la maxime de la Rocbefoncauld rerient an dkton : Pédti est à moitié pardomté?

NOTICE

Sept des Réflexions diverses ^ qui suivent ont para pour la première fois, en 1731, sous le titre de Réflexions nouvelles de M. de la /î****, dans nn Recueil rie pièces d'histoire et de littérature, compilation anonyme que l'on attribue commanément à l'abbé Granet et au P. Desmolets*. Brotier les

I. Ce sont, dans notre texte, les numéros 5, 16, 10, a, 4> ^3 et 3. EUles avaient été imprimées dans Tordre où sont rangés ces chif&et.

s. Paris, Chaubert, 4 '^ol* iu-is, tome I, p. 3a-64- Le premier volume est de lySi, le second de 178 a, le troisième de 1738, le quatrième de 1741. — Nous possédons un exemplaire de cet ouvrage où on lit, au yerso du feuillet de titre, une note manuscrite d*aiie écriture ancienne, qui attribue la composition du Recueil à Tabbé Arcbimbaud. Mais au-dessous la même main a ajouté, plus tard (comme on le reconnaît à Tencre), que c Tabbé Goujet, dans sa /?»bliothèque franfoue^ tome XVII, p. 873, donne ce Reeueil^ ou au moins le volume IV d*icelui, à feu M. Tabbé Granet. > A la page de titre du tome III se trouve cette autre note, toujours de la même main : t Suivant Tauteur de la France littéraire pour Tannée 1757, ce volume est du P. Desmolets, oratorien. » U Avertissement du tome rV nous apprend également que le troisième volume n'est pas Toeuvre de l'écrivaiu qui a compilé les trois autres; ceux-ci ont été composés par la personne même t qui a eu Tidée de cette collection {a) ; > Tautenr du tome III est simplement désigné par les mots de c docte bibliothécaire. » C'est sans fondement, ajoute-t-on, qu'on nouvelliste de Paris, dans un journal de Hollande, a associé M. Tabbé

(a) Moréri (article Gkaiixt) rient à l'appui : « Il est, dit-il, l*éditeiur dhm Recueil de pièces tT histoire et de littérature , aux a paru cbes Chaubert, tn quatre parties.... Il n*a en aucune part k la publication de la troisièffle partie.... M Ce qui donne clairement à entendre qn*il a publié les trois autres.

mit dans son édition (1789), sous le titre de Eé flexions diverses; mais, « pour en rendre, disait-il (p. ^57), la lecture plus facile et plus agréable, » il eut Tétrange idée de les dépecer en maximes. Depuis elles ont été reproduites dans la plupart des éditions.

Le marquis de Fortia (1796 et i8oa) dit dans son avantpropos que ces sept Réflexions c avoient été imprimées deux fois en entier, lorsque Brotier les inséra dans son édition. » Il se trompe assurément; une seule édition avait précédé celle de Brotier*, qui nous dit lui-même (p. 257} dans ses Observations sur les Réflexions diverses : t Elles n'ont paru qu'une seule fois; encore étoient-elles ensevelies dans nn Be» cueil de pièces d'histoire et de littérature qu'on ne lit pas. On en trouvoit quelques parties, surtout ce qui regarde la Couver' sation, dans des bibliothèques particulières. » Nous veiroDS ci-après (p. 290, note a) que ce n'est pas d'après le texte imprimé de i73i, mais d'après une copie conservée dans quelque bibliothèque, que Brotier a publié l'article de la Cot^ versation, et c'est apparemment cette variante qui a £ût supposer à Fortia qu'il y avait eu avant 1789 deux éditions : il n'avait pas pris garde à la phrase de Brotier que nous venons de citer.

L'éditeur de 1781 s'était contenté, ainsi que le Journal des Savants^ de désigner l'auteur par une transparente initiale, sans indiquer la source d'où il tirait ces Réflexions ^ et sans

Desfontaines à ce Recueil, • — Barbier, Bmnet, Quérard s'accordent à attribuer cette compilation k TabbéGranet et au P. Desmolets. Les citations précédentes montrent bien, ce nous semble, quelle a été la part de Tun et de Tautre : Le c docte bibliothécaire » qui a composé le tome 111, c'est le P. Desmolets ; « la personne qui a en Tidée de li collection, » qui a compilé les tomes I, II et IV, et qui par conséquent a publié pour la première fois les Réflexions diverses^ c'est l'abbé Granet (né à Brignoles en 169a, mort à Paris en 1741).

I. Fortia n'a pu vouloir désigner comme édition nouvelle la longue suite de citations qui se trouve dans le numéro de septembre du Journal des Savants de 1781 (p. 5o5 et suivantes), simple^ ment précédée de ces mots : c Ces Réflexions sont divisées en sept classes. La première est de la Confiance^ etc.... Nous citerons on exemple de chaque classe, et nous nous bornerons au premier article

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songer à en établir Tauthenticité. Cela n'empêcha pas Brotier et ceux qui vinrent après lui de les donner très-affirmative* ment et sans aucune hésitation comme étant Tceuvre de la Rochefoucauld. Pour les esprits versés en ces matières et fa* miliarisés avec les idées et le style de Fauteur des Maximes^ le doute, en effet, n'était guère possible. Cette attribution cependant n'était après tout, pour qui veut appliquer les règle de la critique rigoureuse, qu'une vraisemblable présomption; aussi un juge autorisé entre tous, M. Sainte-Beuve, s'en est-il tenu à cette présomption, déjà fort affirmative en elle-même ^ : c Je ne discute point la question de savoir si ces Réflexions diverses sont certainement de la Rochefoucauld ; il me suffît qu'elles lui soient attribuées , qu'elles soient dignes de lui , et qu'elles expriment le meilleur goût et tout l'esprit de son monde. » La conjecture était fondée, car aujourd'hui la preuve est faite, et la source authentique est découverte. Les sept Ré'flexions^ telles qu'on les a publiées dès 1731, se trouvent intégralement, sauf quelques changements comme on s'en permettait alors, et quelques erreurs de copie, dans le tome A du recueil de manuscrits conservés par la famille même de la Rochefoucauld au château de la Rocheguyon ', et leur authenticité ne saurait être contestée. Saiis compter les preuves morales^ pour ainsi dire, qui avaient suffi et pouvaient suffire aux précédents éditeurs et critiques, sans compter plusieurs corrections qui sont de la main même de la Rochefoucauld, on rencontrera dans ces Réflexions nombre de passages que nous avons notés avec soin , et que l'auteur a répétés plus ou moins textuellement dans ses Maximes, Toutefois le manuscrit de la Rocheguyon contient dix-neuf réflexions : pourquoi les

de chacune (a) ; » et suivie de ceux-ci : c On peut par ces Ré flexions sensées juger des autres. L*auteur fait voir dans toutes la même justesse et la même solidité. »

I. Voyez la Préface de l'édition de Duplessis, Paris, i853, p. xxi, à la note.

a. Voyez V Avertissement^ en tête du présent volume.

(a) Le Journal des Savants donne en effet les commencements des sept Réflexions, excepté de la quatrième (notre numéro a) , pour laquelle la citation ne commence qa*à notre second alinéa (p. aSa).

La Rochefoucauld, i 18

éditeurs de 1731 n'en ont-ils donné que sept, laissant les donxe autres à l'écart? La note suivante, qui se trouve en tête da vo- Inme manuscrit^, donne d'assez bonnes raisons de ce choix et de cette exclusion :

c Ce manuscrit contient divers opuscules* non imprimés de l'auteur des Maximes; ils sont écrits de la main de ses secrétaires et corrigés de la sienne en quelques endroits. Ils sont antérieui*s au livre des Mcucimes^ car on y trouve quelques pensées qu il a employées dans ce dernier ouvrage, presque sans aucun changement*, et d'autres qu'il a réservées pour les présenter avec plus de force et plus de précision. Il est même vraisemblable que ce recueil est en grande partie l'ouvrage de sa jeunesse, car parmi plusieurs morceaux où l'on reconnolt l'élégance, la finesse et la profondeur qui caractérisent l'auteur des Mémoires et des Maximes^ on en trouve d'autres foibles, de petite manière, et quelquefois de mauvais goùt^. Il est peut-

I. Cette note, non signée, est d*ane écriture da siècle peut-être est-elle d*an bibliothécaire on archiviste de la maison de la Rochefoucauld ; mais on peut l'attribuer avec autant de vraisemblance à l'éditeur de lySi, qui, nous le répétons, est, selon toute probabilité, l'abbé Granet (voyez ci-dessus, p. 371, note a). Il est i noter, en tout cas, que les sept morceaux désignés comme dignes de l'impression sont précisément ceux que le compilateur a publiés.

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