Lcf au lieu de les, dans hi plupart des éditions
eux; fls savent nos habitades et nos commerces , et ils nous voient de trop près pour ne s^apercevoir pas *■ da moindre changement; ils peuvent savoir par ailleurs ce que nous sommes engagés* de ne dire jamais à personne; il n'a pas été en notre pouvoir de les &ire entrer dans ce qu'on nous a confié, et qu'ils ont peut-^tre quelque intérêt de savoir*; on est assuré d'eux comme de soi, et on se voit cependant réduit à la cruelle néceflaité de perdre leur amitié, qui nous est précieuse, ou de manquer à la foi du secret. Cet état est sans doute la plus rude épreuve de la fidélité; mais il ne doit pas ébranler un honnête homme : c'est alors qu'il lui est permis de se préférer aux autres; son premier devoir est indispensablement de conserver le dépôt ^ en son entier, sans en peser' les suites : il doit non-seulement ménager ses paroles et ses tons, il doit encore ménager ses conjectures, et ne laisser jamais' rien voir, dans ses discours ni dans son air, qui puisse tourner l'esprit des autres vers oe qu'il ne veut pas dire ''.
I. Les dÎTenet éditions, sauf celle de 1731, oonstmiseot ainsi: € ne pas s'apercevoir. >