Bazin, tome III, p
quiy à Mardick, le 1 3 août ^, soudent la vigoureuse sortie de deux niille assiégés, mais qui paye de son sang le plus pur cette opiniâtre résistance. On sait que l'impétueux Condé ne ménageait pas plus ses soldats ou ses officiers qu'il ne se ménageait luimême. Le comte de Fleix, le chevalier de Fiesque restèrent sur la place, ainsi que le comte de la Roche-Guyon, <c qui ne laissa, dit Gourville (p. ^19), pour héritier de la maison de Liancourt, qu'une petite fille Âgée d'un an et demi, 3» laquelle épousa, en 1669, François VU, fds de notre auteur, et fit passer dans la famille de la Rochefoucauld le titre de Liancourt '. Marcillac reçut, pour sa part, trois coups de mousquet'. Rapporté à Paris « dans un brancard^, » il s'en va bientôt en Poitou: nous le voyons (avril 1647), guéri de ses blessures, faire son entrée à Poitiers^, où le duc son père le présente aux magistrats comme leur nouveau gouverneur; et quand l'agitation fomentée à Paris par les parlementaires, à la suite de l'emprisonnement de Blancmesnil et de Broussel, au mois d'août 1648, menacera de gagner les provinces, il soutiendra dans son gouvernement, où l'avait envoyé un ordre de la Reine *, la cause du Cardinal et de la cour,
Cest qu'à ce moment, et lui-même nous l'explique dans ses Mémoires et son Apologie"^ ^ il était, tout en évitant, selon sa coutume, de s'engager sans retour, tombé d'accord avec Mazarin sur les clauses d'une soumission. Le ministre lui avait promis de mettre bient/it sa famille sur le même pied que celles des Rohan, des la Trémoîlle, quelques autres encore, en lui
I. Voyez la Gazette du 18 août 1646. On y lit que a le prince de Marcillac fit des prodiges de valeur, d Le i3 août est la date de la Gazette; Bazin (p. 337) dit a le 10 ».
a. Voyez au tome III, p. laS et i3o, nos lettres 49 et 53.
3. Mémoires^ p. 98. — Gourville (p. 119) ne parle que d* « un coup de mousquet au haut de Tëpaule. o Montglat, qui nomme Marcillac après les ducs de Nemours et de Pont-de-Vaux {Mémoires^ tome II, p. 38), le dit c blessé plus légèrement » qu'eux.