Voyez la maxime 626, et la i^* des Réflexions diverses
Noot deroDS qaelipie choie aux coutumes des lieux oànoos TiTons, pour ne pas eboqner la rérérence publique, quoique ces cootomes floîent manraises; mais nous ne leur devons que de l'apparence : il fiiut les en payer et se bien garder de les approuver dans son coeur, de peur d'offenser la raison universelle , qui les condamne. Et puis, oomme une vérité ne va jamais seule, il arrive aussi qu'une erreur en attire beaucoup d'autres'. Sur ce principe qu'on doit souhaiter d'être heureux, les honneurs, la beauté, la valeur, l'esprit, les riobetses, et la vertu même, tout cela n'est à désirer que pour se rendre la vie agréable*. Il est à remarquer qu*on ne voit rien de pur ni de sincère, qu'il y a du bien et du mal en toutes les choses de la vie', qu'il faut les prendre et les dispenser à notre usage*, que le bonheur de Tun seroit souvent le malheur de l'autre, et que la vertu fuit l'excès comme le défaut. Peut-être qu'Aristide et Socrate n'étoient que trop vertueux, et qu'Alcibiade et Phédon ne l'étoient pas assez; mais je ne sais si, pour vivre content et comme un honnête homme du monde, il ne vaudroit pas mieux être Alcibiade et Phédon qu'Aristide ou Socrate. Quantité de choses sont nécessaires pour être heureux, mais une seule suffit pour être à plaindre ; et ce sont les plaisirs de l'esprit et du corps qui rendent la vie douce et plaisante, comme les douleurs de l'un et de l'autre la font trouver dure et fâcheuse. Le plus heureux homme du monde n'a jamais tons ces plaisirs à souhait. Les plus grands de Pesprit, autant que j'en puis juger, c'est la véritable gloire et les belles connoissances, et je prends garde que ces gens-là ne les ont que bien peu, qui s'attachent beau» coup aux plaisirs du corps. Je trouve aussi que ces plaisirs sensuels sont grossiers, sujets au dégoût, et pas trop à rechercher, à moins que ceux de l'esprit ne s'y mêlent. Le plus sensible est celui de Tamour ; mais il passe bien vite si l'esprit n'est de la partie. Et comme les plaisirs de l'esprit surpassent de bien loin ceux du corps, il me semble aussi que les extrêmes douleurs corporelles sont beaucoup plus insupportables que celles de Tesprit *. Je vois de plus que ce qui sert d'un côté nuit d'un autre ; que le plaisir fait souvent naître la douleur, comme la douleur cause le plaisir*, et que notre félicité dépend assez de la fortune, et plus encore de notre conduite \ »