Maximes ao5 et aao
APPEI9DIGE. 4o9
Pour fdr b honte qu'dle hait ; 8« térérité n'ett que fute.
Et llioiineiir de pener pour chatte La résout à Pétre en effet *•
SageMe pareiDe an eonrage De noB plut auperbet héros :
L'univers, qui les envisage , Leur lait immoler leur repos ; Qu*un moment leur conr magnanime Perde ces témoinS| dont l'estime Les soutenoit dans le danger.
Je crains qu'alors il ne rachète Par une lâcheté secrète Des jours qu'il n'osoit ménager >.
Tons, rares au siècle où nous sommes.
Grands que tos bienfaits font nommer L'amour, les dtiiœs des hommes.
Tons flattes-Tous de les aimer ?
Des heureux qu'il tous plah de Cura Tous attendez votre salaire :
Tous Toules régner sur les cœurs ; Votre avare magnificence , Par les faveurs qu'elle dispense , S'achète des admirateurs '.
Ainsi votre intérêt sait prendre
Un dehors sensible, empressé j
Mais nous, ne croyons pas leur rendre
Un amour désintéressé.
Bfalgré lenr attente déçue.
L'orgueil , d'une grftce reçue
Ne soutient qu'à regret le iaix ;
Et par la plus tendre apparence
IVotre ingrate reconnoisaance
En veut à de nouveaux bienfaits *.
En Tain ce sévère stoique, Sont mille défauts abattu, Se vante d'une âme héroïque Toute vouée à la rertu :
Ce n'est point la vertu qu'il aime ; Mais son cosur , ivre de lui-même, Yoodroit usurper les autels ; Et par sa sagesse frivole
I. Maxime i. — a. Maximes ai3, «i5 et aai. 3. Maxime 246. — 4. Maximes 85, i«3 et 198.
4io APPENDICE.
Il ne Teot qae parer l'idole Qu'il offre an culte dea morteb.
Jiuqa*oik l'amonr-propre s^égare !
SooTent^ aveugle en son deMein, Il nous arme d*un fer barbare Qu'il tourne contre notre %ein*.
Caton, d'une âme plua égale, Sont l'heureux vainqueur de Mianale Eût souffert que Rome pliât; Bfais incapable de se rradre, n n'eut pas la foroe d'attendre Un pardon qui l'hnaûliât.
Quel est donc le fruit que j'espère En traçant ces exemples vains?
L'orgueil sera-t-il moins te père Des fausses vertui des humains?
Non, nul art ne s'en rend le maître ; Cest notre mobile, notre être ; .Tous nos désirs lui sont soumis'; Attacha, s'il se peut, an crime L'applaudissement et l'estime, La vertu n'aura plus d'amis.
Toi, qui dois aux vertvs fardées Livrer des combats assidus.
Docte BatrLAHTy dans ces idées Ne crois pas les saints confondus:
Je connois la simroe étemelle D'où coule une vertu réelle, Et j'en respecte en toi l'effet; Mais j'ai i>eint de notre âme impuj-r Ce qu'elle tient de la nature.
Et non ce que la Grâce en fait '.