I. Maxime 5o4« — a. Maxime
3. La Rccliefoucauld dit la ro£me chose dans la préface de la 5* édition, ci-des&us, p. 3o. — Voyez aussi le Discour* sur les Maximes, p. 36a et note n.
REPONSE A. L'JMOUR'PMOPKE ^
ODS DS M. OB LA MOTTS',
par le marquis Je Saint" jéuiaire *.
J'entendi miirmiirer U Nature :
• Qaoi? dit-elle, un ingrat, comblé de mes bienfait». S'en sert à diffamer dans sa noire peinture
Mes ouvrages les plus parfaits 1
Des furets un h6te sauvage D*un ennemi trop foible épai^pMra le sang 1 Un habitant des airs déchirera son flanc,
Qu*à ses nourrissons il partage' I
Dans sa cruelle attente un grand peuple dc^ Aura TU d*un lion la Cunâiqne nge Céder au souvenir d*un service reçu * 1
Nuit et jour une tonrterdie Plaindra de sa moitié l'absence on le trépas,
£t rhumme seul ne sera pas Tendre, reconnoissant, magnanime, fidèle ! >•
Mortels favorisés des plus riches trésors
1. En insérant cette réponse de Saint-Anlaire à la Motte, les rédacteun des Mémoires de Trévoux (juin 1 709, a* partie, p. 974 et suivantes) la font précéder des réflexions suivantes : « Nous mettons rarement des ven dans notre Journal; mais ceux-ci sont assurément de notre ressort. La question importante agitée entre M. le marquis de Saint-Aulairc et M. de la Motte appartient à la philosophie et à l'histoire plus qu*à la poésie. La manière dont M. de Saint-Aulaire la traite la relève encore. Il a trouvé dans S4in cœur de quoi se convaincre de la fausseté du système de Tamour-propre dominant, et dans son esprit de quoi en convaincre tout le monde. Les grands hommes qu'il venge n'auroient pas choisi un autre défenseur, s*il leur eût été libre d*en choisir un. » — François- Joseph de Beaupoil, marquis de Saint-Aulaire, mort à Paris, le 17 décembre 1742, dans sa quntre-viiigt-dix-huitième année, fut nommé membre de TAcadémie française en 1706; il avait composé un assez grand nombre de vera, surtout pour la i>etite cour de la duchesse du Maine, à Sceaux; mais il y en a peu d'imprimés, et l'auteur lui-même ne prit jamais le soin de les recueillir.
a. Nous écrivons ce nom comme l'écrivait l'auteur lui-même. La famille signe maintenant Sainte' Aulaire.
3. Le pélican. — - Pour la croyance fabuleuse auquel ce passage fait allusion, et ce qui a pu y donner lien, voyex le Dictionnaire wUversel tP histoire naturelle de Ch. d'Orbigny, tome IX, p. 553.