Tome IV, p
6. a La maison de la Rochefoucauld, dit d^Hozier, dam les Mé^ moires généalogiques sur t origine des races des ducs, etc., dressés pour le Roi sur les ordres de Chamillart (Manuscrit Clairambault 719,
SUR LA ROCHEFOUCAULD. fii
réputation que sa maison a depuis tenu à honneur d'être surnommée de son nom. » Foucauld I est, par son troisième fils, le quadrisaleul d'Aliénor, duchesse de Guyenne, première femme du roi Louis VIL Son quinzième descendant, par les aînés, Jean de la Rochefoucauld, qualifié dans des lettres de Louis XI (1468), de «c féal et amé cousin^, » fut choisi, en 1467, comme le plus grand des vassaux de Charles d'Orléans, comte d'Angoulème, pour être son gouverneur et avoir la conduite de sa personne et de toutes ses seigneuries.
Le fils de Jean, François I de la Rochefoucauld, quadrisaleul de notre auteur, successivement chambellan des rois Charles VIII et Louis XII, fut choisi, à son tour, par ce dernier « pour avoir le gouvernement de la personne et la directiott des biens de François, lors comte d'Ângoulème, » qui devait régner sous le nom de François l*^ ; et il eut l'honneur de le tenir, en i494, sur les fonts de baptême*. Son royal filleul, devenu roi, le fit son chambellan ordinaire, puis, par lettres d'avril i5i5, enregistrées au mois d*août i5a8, après la mort du titulaire, qui eut lieu en i5i7, érigea la terre, seigneurie et baronnie de la Rochefoucauld en titre de comté. Dans ces lettres, il est traité de a très-cher et amé cousin et parrain*.... »
p. 46-4S)) est sans contredit la plus illustre, la plus noble, la plus grande et la plus ancienne maison de la province de Saintonge et d'Angoumois. Le nom qu^elle porte est un nom patronymique, c''est-à-dire un nom composé du nom de baptême du premier qui soit connu et du nom du lieu où il faisoit sa demeure. 9
I . Notre auteur dit à Mazarin, dans sa lettre du 1 octobre 1648 (tome III, p. 33) : ce Je suis en état de justifier qu^il j a trois cents ans que les Rois n*ont point dédaigné de nous traiter de parents. » Cela nous porte au temps dAymery III de la Rochefoucauld, qui avait rendu des services considérables aux rois Philippe de Valois et Jean. Le P. Anselme (tome lY, p. 4^3) mentionne, à son sujet, des lettres royales, mais ne dit pas qu^il y soit traité de cousin»
». Ces titres d^honneur de Jean et de François de la Rochefoucauld sont rappelés dans les lettres d'élection du comté en duché-pairie, signées de Louis XIII (i6aa), et insérées dam le tome IV du P. Anselme {ip, 414-417).
3. Louis XIII, plus tard, se sert aussi, dans les lettres d^érection
iT NOTICE BIOGRAPHIQUE
François III ^ petit-fils du comte François I, se distingua dans plusieurs sièges et batailles, embrassa le parti des Calvinistes, et fut tuë à la Saint-Barthëlemy, en 157a. Son fils, François IVy continua sans doute d'appartenir, d'abord de cœur ^, à la religion protestante, puis il y revint ouvertement. Il servit très-fidèlement le roi de Navarre et fut tuë par les Ligueurs devant Saint- Yrier-la-Perche, en iSgi. Avant lui, son frère du second Ut Josuë avait përi au combat d'Arqués, en 1589. Le recueil des Lettres de Henri IV ^ publié dans la collection des Documents de V Histoire de France^ contient deux lettres écrites à François IV en i58o et i588, avec cette adresse: « A mon cousin le comte de la Rochefoucauld'. » Nous donnons en appendice une autre lettre qui n'est pas comprise dans le recueil et dont l'original appartient à M. le duc de la Rochefoucauld-Liancourt. Elle est écrite de Bergerac, le 18 septembre 1577, le lendemain du jour où le roi de Navarre y signa la sixième paix conclue avec les Calvinistes, et elle montre bien l'estime qu'il faisait du comte et le haut rang qu'à ses yeux il tenait parmi ses partisans '.
François V, père de l'auteur des Maximes^ fut élevé dans la religion catholique par sa mère, Claude d'Estissac. Il épousa, en juillet 161 1, Gabrielle du Plessis, fille de Charles, seigneur de Liancourt, lieutenant général pour Sa Majesté en la ville et prévôté de Paris, et d'Antoinette de Pons, cette belle marquise de Guercheville, dame d'honneur de la Reine, qui « inspira
en duché que nous venons de citer, des mots de c très-cher et bien amé cousin. » Voyez ce qui est dit, à la fin de V appendice 11, p. c, de raUiance avec la maison de Bourbon.
I. Voyez la France protestante de MM. Haag, tome VI, p. 354. — Le général Susane enregistre dans son Histoire de Caneieniu infanterie française (tome VIII, p. 49, n* ai 3) un régiment la Rochefoucauld protestant, levé en i587, et licencié la même année, après avoir servi au siège de Fontenay.
3. Tome VIII, p. i8a, et tome II, p. 4o3 et 4o4> — Il y en a trois autres (tome I, p. 98-100) dont la suscription est simplement : <K A M. de la Roche, » sans le titre de cousin, et que, à tort peutêtre, on a cru ^'tre également adressées à François IV de la Rochefoucauld.