‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 64 sur 364 · Pages 454-4^7* — 3. Page lxxtii, note s · texte numérisé non relu

Pages 454-4^7* — 3. Page lxxtii, note s

4. On lit dans le SegraUiana (p. a8) : a Mme de la Fayette diaoit de M. de la Rochefoucauld : « Il m*a donné de Tesprit, mais j*ai a reformé son cœur. » Et ailleurs (p. 100 et loi) : < 11 donna de La RoGuaroucÂULD. i r

Lxxxii NOTICE BIOGRAPHIQUE

aigreun et de ses injustices contre les hommes et les choses. C'est sous l'influence salutaire de cette douce et sereine amie que le moraliste chagrin apporte à ses maximes tous ces correctifs qui se trouvent dans l'édition de 167 a et surtout dans cdle de 1678, et qui atténuent un peu la malveillance première • I de l'ouvrage. Il est même probable que, si l'intime liaison avait commencé dix années plus tôt, le livre de la Rochefoucauld eftt été autre qu'il n'est; mais peut-être, après tout, si la vérité y eût gagné, bien des lecteurs, plus amis du piquant que du vrai, y eussent-ils perdu. En même temps que, devenu plus satisfait de lui et du prochain, le duc émousse la pointe de quelques sentences, il s'efforce de faire disparaître de son oeuvre, composée d'abord pour les femmes et les rudles, certaines traces de préciosité et de mauvais goût. Malgré ce travail de correction, qui dura en réalité jusqu'à la mort de l'autenr, le livre garda néanmoins dans sa concision quelque chose de subtil et çà et là d'eUiptique qui rebutait parfois Mme de Sévigné, cet esprit vif et clair avant tout, plein d'abondance et de suc. En 167 a, elle écrivait à sa fille, en lui adressant un exemplaire de la nouvelle édition des Maximes : « Il y en a de divines ; et, à ma honte, il y en a que je n'entends point*. » A coup sûr, c'était le coeur de la marquise, bien plus encore que son esprit, qui se refusait à comprendre. Entre Mme de la Fayette et la Rochefoucauld il n'y avait pas seulement une alliance de cœur, il y avait aussi accord d'esprit et entente intellectuelle. Tous deux réagissent en littérature contre l'ampleur diffuse de bon nombre d'écrivains de leur temps et du temps immédiatement antérieur ; tous deux appartiennent à cette école qui

D*an mot mis en sa place enseigna le pouvoir*,

Tesprit et de la politesse à Mme de la Fayette ; mais Mme de a Fayette régla son cœur. » Dans Tëdition de 17931 on a sauté, dans le premier de ces deux endroits, de et //, et construit ainsi c Mme de la Fayette, disoit M. de la Rochefoucauld, m*a donné de Fesprit, etc. » La £iute est éridente*, le second passage la corrige.

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