‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 76 sur 364 · I. Capitaine an régiment d'in&nterie de la Reine · texte numérisé non relu

I. Capitaine an régiment d'in&nterie de la Reine

DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. eix

père j en fort noitible ; car sa présence réreille beancoap de fiiotieux endormis, qu*il risite et dont il est visité sous prétexte de chasse et de diTertissement. On dit qu*on veut donner une pareille permission à M. de la Rochefoucauld ; si cela est, je ne néponds pas d'Angouléme, n*y ayant que des bourgeois pour garder la rille, qui sont si las de ce métier que, quelque rigueur dont je me serre, je ne les y puis plus obliger, n*/ ayant quelquefois que trois ou quatre bourgeois à la garde : de sorte que le voisinage de M. de la Rochefoucauld et de M. de Marcillac est plus dangereux pour cette ville que celui d'une armée ennemie ; car le bruit de celle-ci obligeroit les habitants à se tenir sur leurs gardes par la peur quVUe leur feroit, à quoi ces deux Messieurs ne les oblige* roient pas, faisant semblant de ne s'occuper qu'à la chasse, outre que, si les ennemis entroient en ce pays par quelque endroit, cet gens ici se pourroient servir de l'occasion, durant qu'on s'oppoeeroit à cet orage. Ainsi, Monsieur, la demeure de personnes aussi suspectes que celles-la dans leurs maisons ne peut être que trèepemicieuse au service du Roi, et je vous conjure de faire révoquer celle du fils et refuser celle du père. Ce n'est point mon intérêt qui méfait parler en ceci, car j'ai toute ma vie été leur ami ; maie c'est le service du Roi, au prix duquel je ne considère personne.... »

{Lettre du marquis de Montausier à le Tellier^ du 14 novembre i65i. — Dépôt de la guerre, vol. 134) pièce n» 371.— Publiée dans les Souvenirs du règne de Louis XIV ^ par M. le comte de Cosnac, tome Y^ p. iiS-iSi.)

c Je vous conjure, Monsieur, de ne pas négliger ce que je votie ai mandé par ma précédente touchant la permission qu'on a donnée à M. de Marcillac de demeurer en ce pays-ci et de celle qu'il dit que Monsieur son père a d*en faire de même. Rien n'est plus dangereux en ce pays-ci que cela ; c'est pourquoi je vous en rafraichis la mémoire. »

(Posi-scriptum d'une lettre du même au même, du 18 novembre l65s. — Dépôt de la guerre, vol. i34, pièce n« 38a. — Publiée ibidem^ p. 134-137.)

Le volume i36 du Dépôt de la guerre contient (fol. 336 v«'-344 f) une pièce du la novembre i65i, intitulée :

« Déclaration du Roi contre les princes de Condé, de Conty, la duchesse de Longueville, le duc de la Rochefoucauld, le prince de Talmont et leurs adhérents, a

es APPBNDIGBS ,

B^TBL SB LA aocBBTouGAULD (rue de Seine ^). (Voyez ei-dettus, p. x^zzi, note 3.)

€ Cette maison a appartenu autrefois à Henri de la Tour, prince de Sedan, duc de Bouillon, yicomte de Turenne et maréchal de France*. Roger duPlessis, marquis de Liancourt, duc de la Roche- Guyon, pair de France, connu sous le nom de duc de Liancourt, oheTalier des ordres du Roi, premier gentilhomme de sa Chambre, Tacheta ensuite et Toccupa jusqu'à sa mort'; mais Henri-Roger da Plessis, son fils unique, étant mort arant lui et n*ajant laissé qn*une fille unique, nommée Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt, que son grand-père maria, le i3 novembre iGSg, à François de la Rochefoucauld, septième du nom, elle apporta à son mari cet listel et toute la succession du duc de Liancourt, son grand-père; oe qui a fait prendre à cette maison le nom d^hôtel de la Roche- Ibnoauld. La porte principale est sur la rue de Seine, et ne donne pas une grande idée de la maison ; cependant elle est grande, et Mt décorée d*une architecture dorique en pilastres, tant du côté de la cour, que du côté du jardin. On voit dans cet hôtel plusieurs tableaux qui viennent du duc de Liancourt. On j admire surtout nn JKoM homo^ d* André Solario, qui est regardé comme un tableau inestimable. » (Piganiol de la Force, Description historique de la niie de Paris^ 1765 ; tome VIII, p. 184 et i85.)

C HÔTBL DaUPHIV, DB BoUnXOB, DB LiABCOVBT et DB LA RoCBB'

FoucAULD, aboutissant rue Bonaparte.

a Cet hôtel occupait remplacement de deux propriétés contiguês, qui bordaient la rue de Seine, et dont la première contenait un demi-arpent. Après avoir appartenu à Charles de Magnj, «cacpitaine de la porte du Roi, » elle était, dès i538, à François Bas-

I. Dans la partie où t*oavre maintenant la rae dei Beaux- Arta. Nous donnons dans V Album la copie d*ane gravure reprétentant la façade de Fhôtel qui fut et se nomma, de i65g à 17 18, V « hôtd de la Eochefoucauld ».

a. Le père du grand Turenne.

3. Roger du Plesiis, oncle maternel de notre duc, monmt le 1*' août 1674* la même année et le même joor qne la petite-fiUe, dont il est parli qnolqaM UgMB plus loin : vojes le Pi Anselme^ tbme IV^ p. 757.

DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. oxi

UnuMAU, notaire, le^pel y fit oonitraire une maison. La seconde propriélî consistait en un jardin clos, d'euTiron sept quartiers, lequel, après ayoir appartenu aussi à Charles de Magnj, et ensuite à Jean-Jacques de Mesmes, seigneur de Roissy, lieutenant ciril de la préTÔtë de Paris, était passe, dès i543, aux mains de Nicolas Dangu, éréque de Seez, puis de Mende. En i586, les deux pro* priétés étaient fondues en une seule, et appartenaient à François de Bourbon, duc de Montpensier, dauphin d* Auvergne ; d*où le nom de c Hostel Daulphin p qu^on trouve dans le censier de iSqS, où il est dit que Thôtel était alors possédé par M. de Penillac. Il fat ensuite acquis par Henri de la Tour, duc de Bouillon, maréchal de France, et après sa mort, arrivée en i6a3, par Roger du Plessis, sieur de Liancourt, qui le fit rebâtir sur les dessins de Lemercier, Tarchitecte du Louvre. La petite-fille du duc de Liancourt ayant épousé, en iGSg, le duc François de la Rochefoucauld, celui-ci devint propriétaire de Thôtel, que Ton continua à appeler l'hôtel de la Rochefoucauld; cependant il fut vendu, en 171 8, par le prince de Marciilac à la famille Gilbert des Voisins. La rue des Beaux-Arts a été ouverte, en 1 8i5, sur l'emplacement de cet édifice, détruit peu auparavant, d (Topographie historique du Vieux Paris par feu Berty et Tisserand. Région du bourg Saint-Germain, p. aSp et 140 )

unrraB 01 madame db la patsttb a madame de sable '• (Voyez ei-dewaf , p. lzzv et nota a.)

« Ce lundi sa soir [i665 oa 1666].

a Je ne pot hier répondre à votre billet, parce que j'avois du

t. La soaret iadiqnM pir Saint«-BeaTe (Portraits de femmes ^ édition da 1845» not« de la page a35) est, d'aprèt Panden clafsement des manoacrita da la Bibliotbèqae du Roi : « Résidu de Saint-Germain, paquet 4, n* 6 » ; mais Mws avons en vain cherehé b pièce, ainsi que les sept antres lettres de Blme de la Fayette dont nous allons parler, dans les Porte/emlles de FalloHt^ où sa troaTo maintenant placé ee Résida, Nous pouvions du reste préroir que nous ae la trouverions pas : dès i85i, BiM. Lalanne et Bordier Pavaient signalée eomme absente dans leur Dictionmaire des autographes volés (p. 177, article &A FATsm). — • Sainte-Beuve croyait, nous Pavons dit, avoir le premier décatie lettre. Cette enenr, partagée par Oermes et par Y. GoasiB,a été par Édoaaid FoanMr, qui, m iasénuU dos sas rèriétée hinârifm

€Xii APPENDICES

monde, et je oroU qœ je n*/ répondrai pat anjonrd^hoi^ paroe qœ je le trouTe trop obligeant. Je auia honteuse des louanges cpie TOUS me donnez, et, d*un autre côté, j*aime que tous ayez bonne opinion de moi, et je ne Teux tous rien dire de contraire à ce que TOUS en pensez. Ainsi je ne tous répondrai qu*en tous disant que M. le comte de Saint-Paul sort de céans, et que nous aTons parlé de TOUS, une heure durant, comme tous saTez que j*en sais parler. Nous aTons aussi parlé d*un homme que je prends toujours In liberté de mettre en comparaison aTec tous pour l'agrément de Tesprit, Je ne sais si la comparaison tous offense, mab, quand elle TOUS ofFenseroit dans la bouche d'un autre', elle est une grande louange dans la mienne, si tout ce qu'on dit est Trai* Pai bien tu que M. le comte de Saint-Paul aToit ouï parler de ces dits-là, et y y suis un peu entrée aTec lui ; mais j'ai peur qu*il n'ait pris tout sérieusement ce que je lui en ai dit. Je tous conjure, la première fois que tous le Terrez, de lui parler de Tous-méme de ces brnitslà. Cela Tiendra aisément à propos, car je lui ai donné les Maximes^ et* il TOUS le dira sans doute; mais je tous prie de lui en parler bien comme il faut pour lui * mettre dans la tète que ce n'est autre chose qu*une plaisanterie ^ ; et je ne suis pas assez assurée de ce que TOUS en pensez pour répondre que tous direz bien, et je pense qn*il faudroit commencer par persuader Tambassadeur. Néanmoins il faut s'en fier à Totre habileté ; elle est au-dessus des maximes ordinaires ; mais enfin persuadez-le. Je hais comme la mort que

ei littéraires (tome X, p. 117-iig) huit lettres de Mme de U Fa jette ft Mme de Sablé, dont celle-ei ett U dernière, noiu apprend qa'ellet ont tonte» pam (avâe quelques légères pariantes) y en 1811, dans on lÎTre bixarre de J, Delort : Mes Fojrages au* environs de Paris (tome 1, p. 217-9124). Delorf

joint à ion texte un fac-nmiU de celle qa*il a placée en tète.

I. Tel est le texte de Sainte-BeuTe; dans celai de Delort, reproduit par £doaard Foumier : « d*ane antre » .

a. Ddort et Éd. Foomier ont omis «/, ici et deux lignes plus bas.

3. Chex Delort et Foumier, le^ au Ueu de lui ] » c^est le vrai texte, c*est saas doute que Mme de la Fayette arait Tonlu d^abord employer un autre Tarbe, comme le convaincre^ le persuada, qui rerient plusieurs fois dans la suite immédiate.

4* Ceci nW pas dair. A quoi s*applique le mot de « plaisanterie » ? A ees diiS'lày ces bruitsUà, ou bien aux Maximes? Nous croyons, tu Tobjet même et la suite de la lettre, dcToir adopter la première explication, bien que la seeonde, pré£érée par Éd. Foumier, paraisse tirer quelque Traisemblaâce d'une lettre antérieure dont nous parlons à U suite de celle-ci, et où nous Toyons Mme de la Fayette appliquer à ees maximes qui la réroltent le même mot de « plaisanterie », et ae trouver, pour atténuer son blAme, d*autre tour que de es traiter de par jeu d'esprit. Le passage est, en toat cas, fort obseor*

DB LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. cxui

bi fent de ton tge puÎMOit croire qae j*ai des galanteries*. H Me* aenble qn*oii leur parott cent ans dè^ qu*on* est plus Tieille ^*eiiXy et ils aont tous propres à s*étonner qu*il soit encore qnet* tiofi des gens ; et de plus il croiroit plus aisément ce qu*on lui diroit de M. de la R. F. ^ cpie d'un autre. Enfin je ne yeux pas qn*il en pense rien, sinon qu'il est de mes amis, et je vous prie " de n'crablier non plus de lui ôter cela de la tète, si tant est qu'il Tait*, que j'ai ouUië votre message. Cela n'est pas généreux de tous fiûre sonyenir d'un service en vous en demandant un autre, o Em marge : c Je ne reux pas oublier de tous dire que j'ai trouvé de l'esprit au comte de Saint-Paul, b

Parmi les huit lettres de Mme de la Fayette à Mme de Sablé, il jr en a deux, les n«* i et 3 d'Edouard Foumier (p. iio*iai), qui iKNiii paraissent confirmer la date assignée par Sainte-Beuve, non pas an commencement d^amitié, mais à la tendre intimité et anx quotidiennes relations. Qu'on veuille bien relire les extraits que M. Gilbert a donnés, au tome I, p. 874 et 37$, de ces deux lettres, dont la première a échappé à Cousin et à Sainte-Beuve. Elles sont da temps où les Maximes^ déjà imprimées quand fut écrite la lettre où il s'agit du comte de Saint-Paul, étaient encore manuscrites, c'est-à-dire, très-probablement, d'une de ces dix années antérieures à i665, qu'avant Sainte-Beuve on comprenait dans l'époque d'étroite intimité. L'auteur avait communiqué son écrit à Mme de Sablé, qoi, à son tour, sans paraître agir au nom de l'auteur, le communiquait aux personnes considérées comme les plus capables d'en bien juger. Or peut-on dire que le jugement qu'en porte Mme de la Fayette et la manière dont il est exprimé, surtout dans le premier

I . Sainta-BeaTe fait reinarqu«r (p. i38) qae Mme de la Fayette s'appUqae 11 ane idée qu'elle a esprimée dans ion roman de la Princesse de CUvee (tome I^ p. lao, édition de 1678) : « Mme de Clères.... étoit dans cet âge où l'on ne croit pM qn*ttne femme paitae être aimée quand elle a pataé Tingt-einq ans. »

a. An lien de lemr, qui ett le texte de Sainte-Beuve et peut-être bien le texte orîgiaal, Delort et Foumier ont me, qui est en effet bien préfisrable pour le sens, n est probable que l'intention de BIme de la Fayette avait été de mettra : « Il leur semble qu*on a cent ans, »

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