‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 5)Chapitre 77 sur 364 · Qms Deknrt et Foumier, « dès que l'on a · texte numérisé non relu

Qms Deknrt et Foumier, « dès que l'on a

4. Le nom propre est ainsi en abrégé dans l'original. Toumier croît tout li nme petite preuve de « rare délicatesse. »

5. Delort et Foumier ont supplie^ an lien de pne\ à la suite, Foaraior omet ce/a après Sur,

6» Tel est le texte de Sainte-Beuve ; cbes Foumier, • qui le l'enst » ; ehea Delort, « qui le l'ait », Ce /a de trop est probableoient» par iaadvertaace, dass rantographe,

La RoQinrouGAiiLD* t m

cxiv APPBNDICBS

extrait, impliquent rive estime et soient d*une Cendre et fiunUiire amie? Puis la communication par un tiers ne suffît-elle pas à montrer que Fépoque d^entière confiance où Ton ne se cachait rien et où Ton se voyait si sourent, n^avait pas encore commencé ?

sua LA MALADn, LA MORT BT L^ADTOPSIB DU DUC DB LA ROGHBPOUCAULD.

{Vaja d-deuiis, p. la et zca.)

Un recueil fort rare, publie, dans Tannée même, par Nicolas de Blegnjr, sous ce titre : Le Temple J^ Escalope ou le Dépositaire des Nouvelles découvertes qui se font journellement dans toutes les parties de la médecine *, contient (tome II, in-ii, 1680, p. 177-291, et p. 3oa- 309) a sur la mort et sur Touverture de Mgr le duc de la Rochefoucauld » une correspondance qui aurait pu fournir à Molière, s*il n*eût précëdë le moraliste de sept ans dans la tombe, quelques épigrammes nouvelles. C^est une lettre adressée par Tabbé Bourdelot, premier médecin de la reine de Suède (Christine) et de S. A. S. Monseigneur le Prince, au célèbre Fagon, alors premier médecin de la Reine (de France], puis la réponse de Fagon et une réplique de Bourdelot. Celui-ci, rendant compte de V a ouverture b du corps £ûte par le docteur Morel, affirme que a la cause de la mort a éié la grande abondance du sang qui a gorgé et inondé le poumon, » et amené a la suffocation de cette partie. r> Trois ans auparavant, Bourdelot avait traité le duc d* a une péripneumonie.... avec crachement de sang, » et Tavait sauvé, dit-il, en le faisant a saigner vigoureusement. » Lors de la rechute, les médecins (« MM. Lisot, Duchesne et moi 9) conseillèrent aussi a de grandes saignées des pieds et des bras; » mais a les parents et assistants, par tendresse ou mal persuadés sur les remèdes, n'y ont point voulu consentir....

1 . Noof devons la conaaistance de ee livre, que nom avons trouvé k la Bibliothèque nationale, à M. Ch. livet, qui possède et a bien voulu nous com- B^uniquer un exemplaire de la traduction latine qui en a été publiée à Genève^ en i6Siy soos ce titre singulier : Zodiaeus medico^gallicut, •— On peut voir, au sujet de ce curieux répertoire médical, une note d^Édouard Foumier an tome II (p. 177) de l*éditioa elzévirieaae du Livre commode^ de 169a, publié, aoits le nom de du Pradel, par le même Blegny ou de Blegny, et, sur Tautenr, lea pages xiAn et suivantes de Tlntroduction placée par Foumier en tête du tome I dudit lÀvre commode»

DE LA NOTICE BIOGRAPHIQUE. cxt

Nous sommes dans un siècle où tout le monde croit être médecin. Il y a une corruption dans les esprits qui les empêche d^entendre tout ce qui est raisonnable et leur fait avoir recours à des remèdes bizarres, qui sont toujours funestes. Les parents et les amis du malade s^opposèrent.... à la saignée. Ils dirent qu'il étoit âgé, que la saignée nVtoit pas bonne aux goutteux, que le médecin anglois *■ et d*autres gens guérissoient les fièrres sans saignées, et, pendant qulb s^opiniâtrèrent à s*en tenir à ces petites raisons et à d'autres ausai méchantes, le poumon s'étant gorgé de sang, » les symptômes deTinrent de plut en plus grares et la mort suirit.

FagODt avec des ménagements d'infinie politesse, admet que le malade « est mort suffoqué par le débordement du sang dans le poumon, o mais il veut que ce soit le cerveau qui, c inondé d'une sérosité maligne, » ait causé le dernier étouffement « par la paralysie des nerfs du poumon et du diaphragme, b Bourdelot maintient son dire : à savoir, que a la cause de la mort et celle du mal par conséquent étoit principalement renfermée dans le thorax.... Il n*y a point eu de transport au cerveau, car le raisonnement da malade a toujours été bon. » Mais ce que surtout il soutient jusqu'au bout et ce que son confrère ne nie pas, c'est a que de bonnes saignées l'auroient guéri. »

n y a dans les Portefeuilles de Vallant^ tome XIV, p. z 37*1 40, une note, de sujet analogue, sur la mort et Tautopsie de Mme de Longueville, décédée dans la nuit du vendredi au samedi i5 avril 1679, « à quatre heures et un demi quart du matin, » âgée de cinquante-neuf ans et demi ; a elle en auroit eu soixante accomplis le jour de saint Augustin, qui est le 38^ août. Elle n*avoit eu pendant sa maladie nulle frayeur ni trouble. 0 L*autopsie fit voir a la rate pourrie et en bouillie noire ; le rein gauche de même et fort petit...; le cœur grand et flétri; quasi point de sang dans la (veine) cave...; cerveau flétri, avec de Teau rougeâtre dans les f€ntricules. » — Hélas I qu'était devenue cette beauté tant prisée dans sa jeunesse et dont le souvenir a passionné, de nos jours encore, un éloquent historien-philosophe ?

t. TojSB eipdessns, la nota 4 de la page'xa.

cxvi APPENDICES

ABTICLBS RBLATIP8 AU DUC DB LA ROCHBPOUCAULD, FRAHÇOIt TI,

A 8Bt BWAim BT A BOH PITIT-FILS, LB DUC DB LA BOCHB-GUTOV^

dans le Dietionnairê dês biei^aiu du Rai (tome IV et dernier)

de Tabbé de Dangeaa'.

(Voyez ci-desiua, p. lxzxtu-xc.)

a Le duc de la Rochefoucauld se nommoit François (VI) de k Rochefoucauld, avoit épousé Andrée de Vironne de la Châteigneraie, dont il a eu : le duc de la Rochefoucauld ; le chevalier de la Rochefoucauld ; Tabbé de Marcillac ; le cheralier de Marcillac, tué dans la guerre de Hollande en 72; Tabbé de Verteuil et trois filles.

« Étoît doc et pair; il se démit de ton duché en (arear da prinee de Mar^ eillac, son fila. Nonobstant aa démisâon, le Roi Ini conaerra 1m honneort dn LooTre.

« ÀToit été gouTemear de Poiton ; avoit vendu eent mUle éeut an doe de Roaanaia.

« I*' janvier 6a, le Roi le fait chevalier de l'Ordre. »

c Le duc de la Rochefoucauld se nomme François (VU) de la Rochefoucauld. Jusqu^à la mort de son père, on Ta appelé prince de Marcillac ; a épousé Jeanne-Charlotte du Plessis de Liancourt, petite-fille et héritière du duc de Lianconrt, dont il a eu : le duc de la Roche-Guy on et le marquis de Liancourt.

« Novembre 61, le Roi lui donne un brevet de justaucorps en broderie.

« C4, le Roi le fait mestre de camp du régiment royal ; achète quarante mille écufl de Montpeiat, vend ringt-troit mille écus au marquu de Planci.

« Août 71, le Roi le fait due et pair sur la démisaion du duc de la Rocheoueauld, ton père.

« Le Roi lui donne une penaion de dix*bnit mille livret.

« Décembre 71» le Roi le (ait gouTcmenr de Berri ; «'en démet, mars 8f , •■ tarent du prinee de Soubise, qui lui en donna cent mille écut.

« ai octobre 71, le Roi lui donne la charge de grand maître de la garderobe, vacante par la mort du marquis de Guitri, tué au passage du Rhin. Le Roi lui permet de choisir deux artisans de chaque métier pour serrir i la garde-robe, qui ont chacun soixante liTres de gages, arec les privilèges de commensaux de la maison du Roi. Le duc de la Rocbe-Guyon eut la surrivance de cette charge, en novembre 79.

« 79, le Roi lui donne la charge de grand veneur, vacante par la mort da marquis de Soyecourt, en donnant aux héritiers deux cent trente mille livres.

Bibliothèque nationale, Ils. Fr. 658, loi. 83 v^-Sç.

DB LA NOTICB BIOGRAPHIQUE. oxtii

doal U •atn brevet de ratenoe. Le doe de la Eoche^ayon eut U tarvivaBee dt etit* cbaige, lO aoTembre 79.

« Le Roi l«i doBM U finanee des ehargetdela chaneeUerie deToumai; ilaa a mt eent Yugt nulle écot. »

c Le cheTalier de la Rochefoucauld se nomme Charles de la Rochefoucauld, frère du duc de la Rochefoucauld (François VU).

« [5a J le Roi lui doue rabbaye de Motemie par * de Fras^oia de Cler-

moot; eette abbaye ett de Tordre de Saint-Benoit, dioeèae de Langraa.

« a leTrier 80, le Roi lid donne une pension de quatre mille firret tar Vèwêàki de Poitiert.

« II novembre 87, le Roi Ini donne nne peniion de einq mille livras snr Pabbaje de la Chaiae-Diea^ que Sa Majesté donna pour lors à Tabbé de M arcillac, aon frère. »

c De la Rochefoucauld, abbé de Marcillac, se nomme Henri- Achille de la Rochefoucauld, frère du duc de la Rochefoucauld (Françou VII).

« [67 *], le Roi loi donne l'abbaye de Fontfroide, vacante par la mort de Jean de NoUet des Prés; eette abbaye est de Tordre de CIteaai, diocèse de Narbonne.

« Il a deux pensions, Tone sur Tabbaye de Holesme, et Tantre snr Sainte- Colombe-le»-Sens.

« II janvier 87, le Roi lui donne Tabbaye de la Chaiie-Dien, vacante par la mort d'Hyacinthe Seroni, archevêque d*Albi; cette abbaye est de Tordre de Saint-Benoit, diocèse de Clermont, a on grand nombre de collations. »

c De la Rochefoucauld, abbë de Verteuil, se nomme Alexandre de la Rochefoucauld de Verteuil, frère du duc de la Rochefoucauld d*aujourd*hui (François VII).

« «4 fiévrier 79, le Rot lui donne Tabbaye de Beauport, vacante par la mort de b Rocbepoaay ; cette abbaye est de Tordre de Prèmoatré, diocèse de Saint-Brieac. »

A la suite (fol. 86 v*-88) viennent les articles relatifii è un oncle et à quatre tantes du duc François Vil, c'est-à-dire à un frère de François YI : [Henri,] abbé de la Rochefoucauld, et k quatre de ses sorars : Gabrielle, Catherine, Marie-ÉUsabeth, Anne- Françoise; les prénoms de eette dernière ne sont pas donnés. Des donations enregistrées avec dates, il n'y en a que deux qui soient antérieures k la mort de notre duc : Tabbaye d*lssy, près de Paris, donnée k Gahrielle, qui refuse, et Tabbaye de Cbarenton donnée k Catherine.

c Le duc de la Roche-Gujon se nomme François (VIII) de la

I. Ce blanc est dans le manuscrit. Le prédécesseur dans le Gallia ehristianm (tome lY, col. 741) est Armand, prince de Conty. Alexandre de la Rochefoocauld (yoyes ci-après) succède k son fi^re Charles en 1689.

s. Voyei le Gallia ckiiitimma^ tome IV, eoL ai 5,

axTiii APPENDICES DE LA NOTICE.

Roohefoaetnld, fils atnë du duc (François Vil) de la Rochefoucauld (petit-fils de François VI), a épousé Madeleine le Tellier, fille atnée du marquis de LouTois.

« 10 noTombre 79, le Roi lui donne la fnTrÎTanee des charges de grand ■Mitre de la garde-robe et de grand Teneur, que posiède le doc de la Roehefiaeaald, ton père.

« Le Roi le fait dac; la terre de laRoehe-Gnyoa fut érigée en dnché le 17 nofwiibre 79 et vérifiée an Parlement.

« Février 8i« le Roi loi donne one pennonde neuf mille livres.

« Mars 84, le Roi loi donne nn brevet de jostaneorps en broderie.

« 83t le Roi le fait colonel do régiment de Navarre, par la mort dn cbevalitr de Sonné. •

11834. » PAUS, mPRlMUIl A. LARI7RB Eut de Fltoru, 9

NOTICE

Ce morceau, composé sans doute en i658 ou dans les premiers jours de 1659, fut inséré dans le Recueil des portraits et éloges en vers et en prose^ dédié à S. A, R, Mademoiselle (de Montpensier). Paris^ Ch. de Sercj et Cl. Barbin^ M.DC.LIX* lYous avons vu de ce recueil trois éditions de 1659, une in-4* et deux in-8®. V. Cousin, ààXïs Madame de Sablé (p. i43, a' édition), croit qu'il n'y en a qu'une qui contienne le portrait de la Rochefoucauld : < C'est, dit-il, en 1669 qu'il débuta devant le public avec son Portrait fait par lui-même^ inséré dans une des éditions des Portraits de Mademoiselle. * Ce portrait manque en effet dans l'édition in-4®, intitulée : Divers portraits^ imprimés en 1659 (sans nom de libraire et sans Achevé d imprimer)'^ il se trouve dans les deux éditions in-8*. Ces deux éditions, de grandeur inégale, sont , quant au contenu, identiques entre elles; mais elles diffèrent de l'édition in-4^9 cpû évidemment les a précédées. On a négligé dans les deux réimpressions, composées chacune de deux parties (tandis que l*in-4* n'en a qn'nne) , un certain nombre de portraits d'abord publiés , qui comptent entre les meilleurs, et on en a ajouté plusieurs qui sont fort bons, parmi d'autres qui sont fort médiocres.

Le portrait de la Rochefoucauld, intitulé : Poatbait ob M. R. D. (première et dernière lettres du nom) fArr par Lui-iftm, est dans la seconde partie, aux pages i i6-ia4 de la plus petite des deux éditions in-8*, aux pages 6i8-63o de lapins grande, dont la pagination se continue d'une partie à l'autre ^ Elles portent toutes deux : « Achevé d'imprimer le aS janvier 1659. 9

I. L'exemplaire de la plus grande, que nous avons examiné dans

Nous ayons vérifié notre texte sur l'une et sur Tautre , et n'avons remarqué entre elles que de très-rares et très-légères différences, que l'on trouvera dans les notes. L'abbé Brotier, en joignant le Portrait à son édition des Maximes (17B9), y avait fait çà et là quelques chifeigements, qui ont passé dans les éditions venues après la sienne, particulièrement dans celle de G. Duplessis (i853).

A la suite de ce Portrait de la Rochefoucauld fait par luimême, nous plaçons en appendice, comme une contre- partie assez piquante , celui qui se trouve dans les Mémoires du cardinal de Retz.

la bibliothèque de V. Cootin, a, en tête de la première partie, un frontispice, au bas duquel on lit cet autre titre : La Galerie des peintares ^ ou Recueil des portraits en çers et en prose.

PORTRAIT

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