‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 149 sur 239 · Voyez ci-dessus, la note · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus, la note

jgg^ en parle à cette heure douteusement'^ Le prince François *' a demandé Fainée comme sa femme : on la lui refuse, et cela retarde le mariage d'eUe et du roi de Portugal *'. On dit que Ton ne fera plus rien en Hongrie ** et qu^on ne fera pas grand' chose à Gigeri ^'. Me voilà

II. La chose ne se fit point en effet : ce ne fut pas Marie-Françoise, la fille cadette du feu duc de Nemours (Charïes-Amëdëe, tuë en duel par Beaufort en i65a), qui épousa le duc de Savoie Charles- Emmanuel II, alors Teuf de Mlle de Valois, mais hien sa sœur ainëe MarieJeanne, dont il est parle ci-après. Ce mariage eut lieu Pannëe suivante, i665.

19. François-Louis de Lorraine, comte de Rieux, puis d'Harcourt, second fils du duc d'Elbeuf ; voyez la lettre ai, p. 53, note 1 1 •

i3. La phrase n^est pas très-claire. Le mot elle se rapporte évidemment à la cadette de Nemours, qui épousa effectivement, deux ans après (i666), le roi de Portugal, Alphonse YI, puis, encore deux années plus tard (i668), le frère de ce dernier, le régent Pierre.

14. En cette année, 1664, TEmpereur, ayant guerre avec les Turcs, avait demandé des secours à Louis XIV, qui lui envoya un corps auxiliaire de six mille hommes, sous le commandement d'un ex- frondeur, le comte Jean de Coligny, dont il a été question dans les Mémoires (p. 1 85 et note 3). Cette guerre fut signalée, le i^'aout, par une victoire des Impériaux à Saint-Gothard (basse Hongrie), victoire à laquelle le petit corps français contribua très-efficacement. Une paix immédiate s'ensuivit. Voyez les Mémoires de Coligny- Saligny (édition Monmerqué, Paris, i84i)« P- 83-ioo ; et, dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale (Fr. 4i5i9 ^ol* ^7 c' suivants), une relation de la campagne de Hongrie de 1664 et des combats de Kermein et de Saint-Gothard, entre les troupes françaises et allemandes et l'armée des Turcs, avec les articles du traité de paix entre l'Empereur et le Grand Seigneur.

i5. Cette même année i664i le Roi, à l'instigation du nouveau ministre Colbert, qui voyait avec peine le commerce français, dans le Levant, sans cesse troublé par les corsaires barbaresques, avait résolu de créer un établissement sur la côte d'Afrique, à Gigeri (GigerjTj dans le manuscrit; Djijelli, province de Bougie). Le duc de Beaufort partit à la tête d'une expédition, et, le sa juillet, s'empara du poste dont parle ici la Rochefoucauld. Voyez, dans la Gazette du 14 novembre 1664 (p. iiii-iiaa), /a Défaite des Maures ■ élevant Gigery en Afrique^ par Varmée du Roi sous U commandement

à bout de nouvelles, et il faut que je parte présentement. Si vos gens me veulent avertir un jour devant que le courrier parte, je vous écrirai plus régulièrement que je ne devrois après TafiBront que vous m'avez fait. Je vous manderai tout ce que j'aurai vu à ChantiUy . Je crois que Madame la Palatine^* y sera; elle est venue ici pour deux jours. Adieu : je suis plus à vous que personne du monde.

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