‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 170 sur 239 · Voyez la lettre précédente, note i · texte numérisé non relu

Voyez la lettre précédente, note i

4. Le prince de Condé, depuis sa rentrée en France, avait vécu dans la retraite à Chantilly. U ne prit point part à la campagne de 1667, dirigée par Tarenne, d*Aumont et Créquy, sous le commandement de Louis XIV, et ne fut rappelé aux armées qu'au commencement de l'année suivante (1668), pour faire la conquête de la Franche-Comté, qu'il accomplit en quinze jours,

5. L'abbaye de Fontfroide, de l'ordre de Cîteaux, fondée au douzième siècle, dans le diocèse de Narbonne (Aude), à dix kilomètres de cette ville : voyez le Galiia christiana, tome VI, col. 198-216 *, et V Étude hutorique sur Fontfroide, par M. £. Cauvet, 1875. Il en existe de magnifiques restes, l'église, le cloître, etc.

6. Les Méraoires pour servir à Chistoire du Languedoc^ par Basville, Amsterdam, 1736 (p. 6s), n^attribuent à cette abbaye qu'un revenu de neuf mille livres. L*addition de X économat expliquerait-

j^H et qui se nommoit M. d'Anville''. Il ne se peut rien ajouter à la manière, et tout 8*est passé là-dessus comme je le pouvois souhaiter. Je suis venu ici ensuite, et on me traite assez bien. Je crois que je demeurerai cet hiver à Paris, et qu'au printemps j*irai jouir des douceurs de la campagne ; je n'en sais pas davantage. J'ai parlé à Monsieur le Prince de ce qu'il me doit, et je vous assure que j'en ai eu bien de la peine. Il m'a promis, le plus solennellement du monde, de me payer en la manière que vous savez' ; je lui en ferai ressouvenir'. Adieu : conservez-moi votre amitié, et croyez que je serai, toute ma vie, plus à vous que personne du monde.

elle cette difTérence de la rente? Voyez V Étude citée, de M. Cauvet, p. 579 et note i. Au treizième siècle, les consuls de Narbonne réraluaient (i6idem^ p. i9i)<à vingt-cinq mille livres tournois.

7. Henri-Achille, dit Tabbé de Marcillac, né en i64s» abbé de Fontfroide, puis de la Chaise-Dieu, mort en mai 1698. Il fut nommé abbé de Fontfroide en 1667. « Il avoit, dit Dangeau rapportant sa mort (tome VI, p. 349), douze mille écus de rente en deux abbayes, dont la plus considérable étoit la Chaise-Dieu. » Plus loin (p. 397), il nous apprend que les deux abbayes furent données, au mois d*août 1698, à un oncle du défunt, et ajoute : « Ellles valent trente mille livres de rente. » Le Dictionnaire des bienfaits du Roif de Tabbé de Dangeau, nous apprend que Tabbé de Marcillac avait en outre deux pensions, Tune sur Fabbaye de Moléme et l'autre sur Sainte-Colombe-lez-Sens.

8. Il s*agit du remboursement des prêts et avances remontant au temps de la Fronde de Bordeaux : voyez les Mémoires^ p. 194 et note 5. Lenet dit dans les siens (p. 4^1) ^ < ^^^^ (^ princesse de Condé) lui donna (à la Rochefoucauld)^ comme elle fit encore au duc de Bouillon, une reconnoissance signée de sa main de la somme à quoi se montoient les frais et avances qu41s avoient faits pour son service, au paiement desquelles sommes Monsieur le Prince a pourvu

. depuis d^une manière fort lente et après de grandes sollicitations. »

9. On dit : il nCen ressouvient^ et je nCen ressouviens. Le verbe est employé ici comme impersonnel ; de là le pronom au cas indirect Itd : « je ferai qu*il lui en ressouvienne. »

g5. — A LA COMTESSE DE CLBRII01fT\

A Qiambord', ce 214 de septembre 1669.

FoRCBz un peu votre paresse, Madame la G)mtes8e, je vous supplie, et donnez-moi de vos nouvelles ; j*ai fort envie d'en savoir; je vous en demande de tout mon cœur, et si vous êtes sourds rochers *, vous serez dans votre tort. Pour peu que vous soyez curieuse de ce qui

LiBximB 95. — D'après tm autographe, qui appartenait â M. le marquis GaStan de la Rookefoaeauld-LiaiicoQrt.

I. Probablement Marie Vignier, qoi, renre d'Urbain de Créquy, aTait ^poQsë, en i6a3, François, comte de Clermont et de Tonnerre. Elle monrat en 1679, à l'âge de soixante-teize ans.

s. Dans l'original, Chmmhor^ qui est également l'orthographe de Moréri. On écrirait smatiChambort^ Chambourg ou Chmmhorg, c Le i3 de ce mois {septembre)^ dit la GttZêtte de France (année 1669, p. 916 et 9917), Leurs Majesté allèrent Toir Madame à Saint-Qoud, pour prendre congé de Son Altesse Royale; et, le 16, accompagnées de Monsieur, et de grand nombre des principaux seigneurs et dames de la cour, Elles partirent pour aller coucher à Gbastras, et, de là, continuer leur route à Chambort, à dessein d'y passer le reste de la belle saison, dans les dirertissements que leur peut offrir un si agiréable lieu. » La cour arriva le 19 à Chambord {iUdem^ p. 95i); Leurs Majestés avaient amené aree elles c la Troupe du Rot. » Le retour au château de Versailles eut lieu le 17 octobre. On voit, par les Mémoires de Mademoiselle (tome* IV, p. i65 et 166), et aussi parla Gtt»eite (octobre 1670)^ que la cour retourna l'année suivante è Chambord. Elle j était allée également l'année précédente : Toyes noe lettre de PeUisson à Mlle de Scudéry (Œuvres diverses, 173$, tome II, p. 4oa-4ii)* Le château de Chambord, reconstruit par François I", donné en 1696, avec le comté de Blois, en augmentation d'apanage, par le roi Louis XIII à son frère Gaston d'Orléans, avait fait retour à la couronne par la mort de ce dernier prince (1660). Ce fut â Chambord que la troupe de Molière représente, pour la première fois, la comédie de Pourceaugnae^ le 6 octobre 1669 {Gojteiie du la, p. 990), et, l'année suivante, le Bourgeois gen^ tUhomme^ le i3 octobre 1670 (Gazette du t8, p. ioo3 et ioo4). Voyez te Château de Chambord^ par M. L. de laSaussaye (ia« édition, Blois, 1875), p. 55.

3. Qtation de quelque pièce de poésie ou plutôt de quelque opéra ou intermède.

se passe ici, je vous Faurai bientôt appris : on y joue, on y chasse, et Ton s'y ennuie, au moins moi, indigne, pauvre gentilhomme limousin. Molière joua hier soir r École des maris ^^ que je ne vis point; mais, en récompense, j'allai chez M. de Créqui*, avec Monsieur Tabbé, qui nous assura qu'il alloit pousser Monsieur le G>mte. Que fera-t-il, le pauvre homme ? car on le pousse encore qnelque autre part que je sais. Il est vrai que ce dia- Ue de rival est ici, et malheur atuc absents! S'il ne fait effort, et s'il ne profite de ce voyage ici, ses affaires iront mal*; mais que m'importe et à vous aussi?

Adieu, je suis votre obéissant; cet aunéissant M. de Buffara diroit-il mieux "^ ?

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