Dans Toriginal : une authorité apsolue
6. Le célèbre avocat Antoine Arnauld, issu d^une noble et ancienne famille d'Auvergne, né en i56o, mort au mois de décembre 1619. ^' ^ut vingt-deux enfants, dont Arnauld d*Andilly, nous Tavons dit, était Tainé.
excuses, ni à finir ma lettre avec toate la cérémonie que je
dois.
La Rochefoucauld.
A Vertœil, ce i4* juin.
Suscription : A Monsieur Monsieur d'Andilly.
1, le duc françois v de la rochefoucauld
au cardinal de richelieu.
Monseigneur,
Si vous ne m'aviez fait Thonneur de donner quelque approbation à mes derniers déportements ^ et que vous n'eussiez daigné les faire agréer au Roi', je n'oserois supplier Votre Eminence de me procurer de nouvelles grâces; mais votive bonté m' ayant paru si avantageusement que je puis dire avec vérité que ma maison et ma famille, qui ont l'honneur de vous appartenir, vous doivent leur salut, j'ose, en la vouant éternellement à tout ce qu'il vous plaira en ordonner, requérir encore Votre Eminence, avec toute sorte de respect et d'humilité, quHl lui plaise que, sous sa protection , j'obtienne que
Lbttbb 3. — Vue sur Tautographe, aux ArchiTcs nationales, Re^ eueil sur la pairie^ tome X, KK 6oi, in-folio, fol. 97; cachets à demi conservés.
I. Déportemenis, dans le vieux sens général d* « actions, » de « conduite mauvaise ou bonne, b Voyez les exemples cités, à Tarticle de ce mot, dans le Dictionnaire de M» Uttré,
3. On a vu dans les Mémoires (p. 19 et ao) qu'en i639, année où la révolte de Gaston, duc d'Orléans, « fit périr le duc de Montmorency sur un échafaud, » le père de notre auteur « se trouva exposé, comme la plus grande partie de la cour, à la persécution du Cardinal; il fut soupçonné d'être dans les intérêts de Monsieur, et il eut ordre d^aller dans une maison qu'il avoit auprès de Blois. »> On a vu, en outre, par VJpologie de M. le prince de Marcillac (tome II, p. 45o et note i), que, dans la même année i63a, le duc fut forcé de se démettre du gouvernement de Poitou. Sa disgrâce (Mémoires ^ p. 2y) ne cessa que vers le temps où il écrivit cette lettre.
%Zo LETTRES.
-, le Roi ait agréable que, me disposant à l'aller servir comme il me sera ordonne, que je puisse, en prêtant le serment de duc et pair au Parlement, recevoir l'effet d'un honneur qu'il m'a fait il y a quinze ans*. Je renouvelle cette instance sur l'avis que j'ai eu que Sa Majesté vouloit honorer quelqu'un de cette dignité, et aussi que, n'ayant de passion que celle que je dois avoir pour mon maître et pour mon bienfaiteur, j'ose espérer que vous agréerez qu'il ne reste plus de marque de malheur en ce que vous avez conservé, et si le peu de mérite qui est en ma personne ne me laissoit celui de pouvoir assez dignement vous servir, je mettrai en ma place sept garçons *, assez bien nés, grâces à Dieu, qui, chacun en [leur] condition , s'attacheront inviolablement à ce devoir; et l'aîné, que vous avez comblé d'honneur, a une passion si forte pour cela qu'il ne souhaite rien à l'égal de vous témoigner par les très....* qu'il reconnoît vous devoir tout. Pour moi, Monseigneur, je supplie très-humblement Votre Emînence de croire que si vos commandements ou les occasions m'en donnent jamais les moyens, vous connoîtrez par les effets que je suis véritablement et à toute épreuve.
Monseigneur,
Votre très-humble, très-obéissant et très-fidèle serviteur,
La Rochefoucauld.
AY ertenil, le i3* juin < 1637.
Suscription [dune écriture différente) : A Monseigneur Monseigneur l'éminentissime cardinal duc de Richelieu.
3. On a TU plus haut que François V arait été fait duc et pair en i6s3; mais les lettres d^érection ne furent vërifiées que quinze ans après; il prêta serment le a4 juillet 1637.
4. Il y a bien tept^ et non einq\ pourtant le P. Anselme (tome VI, p. 4^8 et 439) ne donne que quatre frères à François VI, l'aîné, notre auteur, alors âgé de Tingt-quatre ans. Il faut conclure de ce défaut d^accord que deux des garçons sont morts après le i3 juin 1637 sans laisser de souvenir. François VI avait en outre sept sœurs. Voyez, au tome I, p. xcvn, la Généalogie^ dans V appendice 11 dela iioUee biographique,
5. La reliure empêche ici de lire un mot, surmonté d'un autre.