PERMETTRE DE REVENIR EN COUR PRÈS DE LEURS MAJESTÉS
Mon cousin, ayant trouvé bon, par l'avis de la Reine régente Madame ma mère, que vous veniez en cette ville et près de moi, j'ai bien voulu vous en donner la permission par cette lettre, et vous dire que vous partiez, pour cet effet, lorsque vous le désirerez, du lieu où elle vous sera rendue, et vous rendiez à ma cour, où vous demeurerez jusques à nouvel avis; et la présente n'étant pour autre fin, je prie Dieu qu'il vous ait, mon cousin, en sa sainte et digne garde.
Écrit à Paris, le 37* janvier i65i.
Lbttrb i4* — Ce billet, écrit par Condé à la fin de i65o, de sa prison du Havre, où il avait été transféré le a5 novembre de cette année, est extrait des Mémoires de Lenet (p. 491 et 49^) ; nous n^en avons pas retrouvé l'original dans ses Manuscrits, Voyez cidessus, p. 43, note 4i et p. 44* i^ote 9.
Lbttbb i5. — D'après deux copies, dont Tune est au Dépôt de la Guerre, volume ia6, fol. 4^) Tautre à la Bibliothèque nationale, Fr. 418a, fol. 37 v». i^ La Rochefoucauld était arrivé à Paris au commencement de janvier. « Il 7 demeura, dit-il, toujours caché chez la princesse Palatine » (voyez notre tome II, p. aao et note i), et vit plusieurs fois le cardinal Mazarin, la nuit et en secret (i^«/em.
APPENDICE I. a65
l6. LA DUCHESSE DE LA ROCHEFOUCAULD^ A LENBT.
Ce ....»• joillet>[i65al.
Monsieur,
J'ai ordre de M. de la Rochefoucauld de vous mander de ses nouvelles, et de vous assurer qu'il se porte un peu mieux. Vous devez en quelque façon vous en réjouir, car vous n'avez point de serviteur plus affectionne. Je ne vous mande point de nouvelles ; car je ne sais chose du monde, si ce n'est que personne ne croit plus la paix'. C'est une chose qui m'afflige tellement, que je ne trouve de consolation qu'en l'honneur que je reçois de ceux qui prennent part en tous mes maux ; vous croyez bien. Monsieur, que vous êtes des plus considérables, et que je serai toute ma vie, comme je dois, Monsieur,
Votre très-humble et très-affectionnée servante,
A. DE VlVONNE.
Suscription : A Monsieur Monsieur Laine.
p. a a a). Il ne parle pas dans ses Mémoires de cette lettre royale du 37 janyier ; toutefois nous le voyons rentré officiellement en relations avec la cour au commencement de février, et, le 1 1 , il part de Paris, avec le secrétaire d^État la Vrillière, pour aller au Ilavre faire sortir les Princes de prison (ibidem^ p. a33). Mais Mazarin y airiva (le i3), avant cette ambassade, qui rencontra les prisonniers délivrés et leur libérateur sur la route de Rouen. Pour ces dates, voyez les Mémoires de Retz, tome III, p. 267 et note 4*
LarraE 16. — Manuscrits de Lenet, tome XXV, fol. 967 et a68, autographe; cachets conservés; au dos, la mention : « Mme la duchesse de la Rochefoucault. »
I. Andrée de Vivonne, femme de notre auteur : voyez la Notice Biographique, p. xi et xii.
a. Le chiffre de la date de jour est caché par une tache d'encre; on peut conclure de la première phrase que la lettre a été écrite postérieurement au combat du faubourg Saint-Antoine (a juillet), où la Rochefoucauld fut blessé grièvement à la figure : voyez les Mémoires, p. 409 et 410.