‹ Œuvres de La RochefoucauldChapitre 34 sur 239 · Le duc d^Orléans · texte numérisé non relu

Le duc d^Orléans

11. Allusion à une querelle qui s'était élevée, le lendemain de la mort du duc de Nemours, entre Monsieur le Prince et François- Louis de Lorraine, comte de Rieux, puis d*Harcourt, troisième fils du duc d*£lbeuf. Souffleté par Condé, de Rieux riposta, comme dit le Journal de Dubuisson^Aubenay^ en donnant « du poing à Tépaule par devant au prince, s II fut mis à la Bastille, et n*en sortit qu*à la fin de septembre. Voyez, à ce sujet, les Mémoires de Mademoiselle^ tome II, p. 1 38 et 189, et, dans le tome VU des Manu^ scrits de Lenet, fol. i56 et suivants, une lettre de Marigny, qui a été publiée par V. Cousin dans Madame de Longueville pendant la Fronde, Appendice, p. 448-452.

19. Charles de Lorraine, Tainé des fils du duc d'Elbeuf, et qui lui succéda dans son titre. — U y a, dans Toriginal, après le nom propre, un U superflu.

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colère. Raillerie à part, je crains fort pour k personne de Son Altesse, et je ne puis pas m'imaginer que le Cardinal n'ait ^' quelque espérance de le faire assommer bientôt ; car ce coquin voit Jes Espagnols à quinze lieues d'ici ^^ et ne songe non plus à faire la paix que s'il n'y avoit point de guerre. La cour avoit envie d'aller** à G)rbeil; mais ils ont tant attendu qu'ils ne peuvent plus. Us doivent aller mardi à Mantes, qui est le seul Ûeu de Normandie*^ qui les voulut recevoir. Rouen s*en déclare hautement.

Le pauvre M. de Bouillon est fort mal; il fut liier à l'extrémité, mais il se porte un peu mieux*''. M[M]. de Brienne et Servient*^ sont aussi fort mal. Le Cardinal a

i3. Dans Porigmal, naye^ et quinze lignes plus loin, aj^.

14. Ils araient pris position (39 juillet) auprès de Fismes (Marne), à sept lieues de Reims, sur la limite du département de T Aisne. Sur cette marche des Espagnols en France, et sur l'artifice (ju*employa Mazarin pour décider Fuensaldagne à rebrousser chemin, voyez les Mémoires de Montglat^ tome II, p. 36 x et 36a.

i5. On lit ici, dans le manuscrit, les mots à Brie ou^ biffés. A la ligne suivante, peuvent est écrit deux fois. Trois lignes plus loin, nous trouvons la singulière orthographe Rouhant, pour Rouen.

16. Mantes était sur la limite de la Normandie, dans l'Ue de France. Montglat (tome II, p. 366) dit que la cour n'y arriva que le sS septembre; c'est ce que confirme notre lettre 33 (p. g 1-97), qui est datée de ce jour-là, et dont le premier alinéa se termine par ces mots : ce la cour.... arrive aujourd'hui à Mantes. »

17. Sur le duc de Bouillon, qui mourut cinq jours après, d'une fièvre chaude, voyez le post-scriptum de la lettre suivante, p. 60 ; la note ag de la lettre a4, p. 68 ; et les Mémoires, p. 437 et 4a8. Dans une lettre, portant la même date que celle-ci, écrite par Marigny à Lenet (tome VIII, fol. a 5, au verso), on lit : a M. de BouiUon n'est pas encore mort, mais il ne vaut guère mieux ; il a le brevet de surintendant, d

18. Henri- Auguste de Loménie, comte de Brienne, secrétaire d'État aux affaires étrangères, mort en 1666 : voyez notre tome II, p. 65, note 6. -~ Abel Servient*, marquis de Sablé et de Boit-

• L'orthograpba la plus oommime est maintenant Serptênf malt loi-'iiiéDie,

traité du gouvemement et de Tévéché de Metz". Un ,^5^ homme qui croit en savoir quelque chose m'a assuré aujourd'hui qu'il s'en vouloit aller à Metz et obliger par là à faire la paix, croyant qu'il n'y aura plus de prétexte, étant dans son évéché et si loin. Il faut bien qu'il ait quelque ruse nouvelle qui le fait être si fier, ear, enlrç nous, je ne vois pas que les rieux'^ soient de son côté* Bérénice {Mme de Châtillon*^) est toujours fort bien avec Astropol {Monsieur le Prince)» Ma foi je m'endors, adieu: aimez-moi, je vous en prie. M. de laRochefou« cauld se pwte mieux; mais Mgr de Marcillac *' a eu la fièvre aujourd'hui **.

SuscripUon: A Monsieur Monsieur l'Esné, à Bourdeaux.

Dauphin, mort en 1659; il est question de lui dans, les Mémoires^ p. i55 et note a.

19. Le cardinal Mazarin fut titulaire de Vévêohé de Metz de no- Yembre i653 à décembre i658. — Devant et de esthifféde avec lea deux premiers jambages d^un m; Fauteur avait probablement commencé à écrire ile Metz,

ao. L'original donne bien ainsi rieim^ eomm» on prononçaitt pour rieurs.

ai. Voyez ci-dessus, p. 43, note 6.

sa. Fils aine de Tauteur : voyez la Notice biographique^ p. xn etxm»

a3. Voyez la /^/r» suivante, p. Sg.

en signant, et beaucoup de ses contemporains terminent le nom^ comme il est écrit ici, par un /.

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